Affaire cache d'armes chez Soul to Soul : Ce n'est pas encore fini

Soul to soul, proche de Guillaume Soro n'est pas encore tiré d'affaire
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 décembre 2019 à 12:25 | mis à jour le 17 décembre 2019 à 12:25

Libéré de prison à la faveur de l'ordonnance d'amnistie prise par le chef de l'Etat Alassane Ouattara, le 6 août 2018, le bras droit de Guillaume Soro, Souleymane Kamaraté ditSoul to Soul, ne serait pas encore complètement tiré d'affaire.

Affaire cache d'armes de Bouaké : Soul to Soul (proche de Soro) pas encore tiré d'affaire

L'affaire avait fait grand bruit dans les débats sociopolitiques ivoiriens. L'arrestation du directeur de protocole de l'ex-chef du parlement ivoirien, Guillaume Soro en octobre 2017, après la découverte d'un impressionnat arsenal de guerre à son domicile à Bouaké, avait suscité de vives polémiques. Plus d'un an après cette libération, l'affaire pourrait à tout moment refaire surface.

C'est du moins ce qu'affirme à demi mot Amadou Gon Coulibaly, dans une interview accordée à Jeune Afrique. Le patron du gouvernement ivoirien explique en effet que l'affaire n'est pas définitivement close, comme pourrait le faire croire certains. Le procureur Adou Richard, fait savoir le bras droit du président Alassane Ouattara, suit de très près le dossier. "L'enquête est toujours en cours", informe le Premier ministre ivoirien. Il ne manquera pas de préciser qu'il y a certes une ordonnance d'amnistie, "mais elle ne concerne que les personnes et non les faits". "Souleymane Kamaraté a donc été amnistié, mais les faits ne sont pas prescrits. Et le procureur poursuit son instruction", a fait savoir le président du directoir du RHDP.

Souleymane Kamaraté avait été écroué à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) après la decouverte d'une impressionnante cache d'armes dans une villa de Bouaké lui appartenant. A en croire le procureur de la République, lors d'une conférence de presse qu'il animait au lendemain de l'arrestation de l'homme de main de Guillaume Soro, cette cache contenait plus de "six tonnes de diverses armes de guerre et de munitions".

Pour certains Ivoiriens, dont Touré Moussa, responsable de la communication de Guillaume Soro, l'action judiciaire contre M. Koné était un démembrement de la lutte pour la succession en 2020 du président Alassane Ouattara, dont Guillaume Soro était perçu comme un sérieux adversaire. "Ces armes, tout le monde sait qu'elles ont servi à mener des opérations militaires contre Gbagbo pour installer Ouattara au pouvoir. Cette affaire de cache d'armes avait été abandonnée", expliquait-il à Deutsche Welle à l'époque de l'affaire.


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