Yopougon: Guikahué et Assoa Adou préparent la riposte contre Kafana

Maurice Kakou Guikahué (à droite) et Assoa Adou animeront conjointement une conférence de presse mercredi
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 décembre 2019 à 18:48 | mis à jour le 17 décembre 2019 à 18:48

Le secrétaire exécutif du PDCI-RDA, Pr Maurice Kakou Guikahué, et son homologue du Front populaire ivoirien (FPI), se prononceront, mercredi 18 décembre 2019, sur l'arrêté municipal interdisant le meeting de l'opposition, prévu le samedi 21 septembre 2019 à l'espace Ficgayo de Yopougon.

Le meeting conjoint PDCI-FPI sera-t-il maintenu ? Guikahué et Assoa Adou se prononcent ce mercredi

Le meeting conjointement organisé par la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) et la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), initialement prévu pour le samedi prochain à Yopougon, est sérieusement menacé. Un arrêté municipal signé du premier magistrat de la plus grande commune de Côte d'Ivoire, le maire Gilbert Koné Kafana, interdit en effet toute manifestation publique pouvant entraîner des mouvements de foule sur les espaces ouverts de la commune, allant de la période du lundi 16 décembre au 5 janvier 2020.

Face à cette situation déplorable pour l'opposition, une conférence de presse coanimée par Pr Maurice Guikahué du PDCI-RDA et Dr Assoa Adou du Front populaire ivoirien, se tiendra ce mercredi 18 décembre 2019, au siège du vieux parti à Cocody. À l'occasion, les deux hommes donneront sûrement des instructions à leurs militants respectifs, relativement sur la conduite à tenir devant cette mesure du maire RHDP Gilbert Koné Kafana, perçue par bon nombre d'observateurs comme une tentative de dissuasion de l'opposition.

Déjà, dans les rangs des militants du PDCI et de ceux du parti leader de la gauche ivoirienne, il est hors de question de céder face à une interdiction "fantaisiste" à quelques mois de l'élection présidentielle de 2020. "Si nous ne pouvons pas tenir un simple meeting pour une interdiction fantaisiste à quelques pas des élections sous ce régime totalitariste, autant laisser la Côte d'Ivoire aux mains de la France et ses bouffons puis abandonner Laurent Gbagbo à son sort en Belgique", lance sur les réseaux sociaux Dosso Charles Rodel, ancien ministre et cadre du FPI.

Rappelons qu'à ce meeting du samedi 21 décembre 2019, l'opposition entend vivement protester contre "l'immobilisme" du pouvoir sur certains sujets importants touchant à la bonne conduite du processus électoral en cours en Côte d'Ivoire. Notamment la controversée Commission électorale indépendante (CEI), le listing électoral, le découpage électoral et le retour en Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo. Cette manifestation de l'opposition, faut-il le rappeler, coincide avec l'arrivée en Côte d'Ivoire du président français, Emmanuel Macron.


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