Modification de la Constitution: Ce que demandent les sénateurs PDCI

Constitution : Après les députés, les sénateurs PDCI-RDA claquent la porte des travaux
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 mars 2020 à 13:43 | mis à jour le 17 mars 2020 à 13:43

Moins d’une semaine après la décision de leurs collègues de l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire PDCI-RDA au SENAT vient de claquer la porte des travaux d’adoption du projet de loi portant révision constitutionnelle, initié par le président Alassane Ouattara.

Modification de la Constitution: Les sénateurs proches du PDCI-RDA se retirent des travaux

Comme à l’Assemblée nationale, l’opposition parlementaire au SENAT, s’est officiellement retirée des travaux relatifs à l’adoption définitive du projet de loi portant révision de la loi fondamentale ivoirienne. « Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA au Sénat décide de suspendre sa participation aux travaux du Parlement réuni en Congrès portant adoption définitive du projet de révision constitutionnelle, sans préjudice de l’exercice de son droit de recours devant le Conseil Constitutionnel », peut-on lire dans la déclaration des parlementaires membres du PDCI-RDA.

Les sénateurs estiment que l’ensemble des travaux portant examen et adoption de ce projet de loi tant en Commission qu’en plénière au Sénat, est frappé d’une « illégalité manifeste ». Ils disent que, lors des récents travaux du Parlement réuni en congrès, il avait été décidé que, conformément aux dispositions de l’article 134, les résolutions fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Congrès, soient soumises, après son adoption, au contrôle de constitutionnalité avant sa mise en application.

Or, selon le sénateur Amoikon Banga, ces préoccupations n’ont pas été prises en compte. « (…) Le bureau de séance n’a pas cru devoir prendre en compte les préoccupations majeures ci-dessus mentionnées », a-t-il déclaré. Au regard de l’actualité sanitaire préoccupante, l'opposition parlementaire recommande la suspension des travaux du Parlement, en se réferant au Communiqué du Conseil National de Sécurité portant interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes, en raison de la prévalence du COVID-19 dans notre pays.


Afficher les commentaires
Articles les plus lus