Le Préfet Vincent Toh Bi rappelé à l'ordre par le ministre de l'Intérieur

Vincent Toh Bi, partagé entre actions de terrain et devoir de réserve ?

Vincent Toh Bi, Préfet d'Abidjan
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 03 mai 2020 à 02:40 | mis à jour le 03 mai 2020 à 09:30

Les fréquentes sorties publiques de Vincent Toh Bi dérangent-elles sa hiérarchie ? Une réponse affirmative est le moins que l’on puisse dire après le rappel à l'ordre du Préfet d'Abidjan par le ministre de l'Intérieur, apprend-on de Jeune Afrique.

Vincent Toh Bi, partagé entre actions de terrain et devoir de réserve ?

Atypique, il l'est. Présent sur tous les fronts, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les coins et recoins de sa circonscription administrative pour être plus proche de ses administrés.

Aucun évènement ne se produit à Abidjan, sans qu'il n'ait son mot à dire. Lui, c'est Vincent Toh Bi Irié, le Préfet d'Abidjan. Cette attitude tant appréciée des Abidjanais et autres internautes venant d'un administrateur civil, n'est cependant pas perçue de la même manière par tous.

Dans un courrier adressé au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Préfet Vincent Toh Bi dénonçait en effet un jet de grenades lacrymogènes sur ordre du « Directeur général de la police » au moment où il était « en pleine discussion avec les populations, alors qu'il n'y avait manifestement aucune menace ».

C'était lors des échauffourées autour du centre de dépistage du Covid-19 de Yopougon Toits Rouges .

Cet incident serait-il isolé ?

À en croire Jeune Afrique, Vincent Toh Bi Irié « a été rappelé à son devoir de réserve et sommé par son ministre de tutelle, Sidiki Diakité, chargé de l’Administration du territoire, de modérer ses sorties sur la pandémie ».

Aussi, depuis le 17 avril dernier, c'est le silence radio du côté du Préfet d'Abidjan, qui s'était pourtant placé en première ligne de la lutte contre le coronavirus.


Vincent Toh Bi dérange-t-il sa hiérarchie de par « ses initiatives personnelles » ? Sa popularité grandissante auprès de la population abidjanaise agace-t-elle au sommet de l'État ?

Son devoir de réserve est-il incompatible avec ses descentes sur le terrain et sa communication via les réseaux sociaux ? Quoi qu'il en soit, Vincent Toh Bi Irié se fait désormais discret sur les rives de la lagune Ébrié.


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