Bac 2020 : Un redoutable réseau de fraudeurs découvert à Abobo

Fraude au bac, la police démantèle un réseau de fraudeurs
Par K. Richard Kouassi
Publié le 30 juillet 2020 à 18:26 | mis à jour le 30 juillet 2020 à 18:26

Les épreuves écrites du baccalauréat (bac) 2020 ont démarré depuis le lundi 27 juillet 2020 sur toute d'étendue du territoire national. Deux jours après, un redoutable réseau de fraudeurs a été démantelé dans la commune d'Abobo par la police criminelle. Le cerveau de la bande a été mis aux arrêts.

Fraude au bac, la police démantèle un réseau de fraudeurs

Malgré la mise en garde de Kandia Camara, la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, contre toute tentative de fraude, des individus ont décidé de défier la loi. Mais mal leur en prit ! Ils ont été surpris en pleine activité illégale. Mercredi 29 juillet 2020, la police criminelle a découvert un réseau de fraudeurs qui s'était installé dans une résidence dans la commune d'Abobo, a-t-on appris auprès de nos confrères de l'Agence ivoirienne de presse (AIP).

Selon notre source, les éléments de la police criminelle, informés de la présence de ces malfrats au quartier Anador d' Abobo, ont effectué une descente dans leur quartier général de ces bandits. Il a été retrouvé sur les lieux un port wifi, une imprimante, divers ouvrages et annales, ainsi que quinze téléphones portables. En plus du chef de ce réseau, trois larrons ont et appréhendés quand quatre autres se sont volatilisés dans la nature. Cela fait trois ans que ces fraudeurs exerçaient tranquillement leur activité illicite. Ils se chargent d'envoyer les corrigés des sujets d'examen tant à Abidjan qu'à l'intérieur du pays par le biais de WhatsApp ou Télégramme. Les candidats devaient débourser entre 30 000 et 50 000 francs CFA.

Ibrahima Kourouma, le coordonnateur général de l'inspection du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, s'est félicité de cette belle prise menée par les hommes de la police criminelle. "On ne peut pas savoir cela et laisser prospérer ce genre de choses parce que c’est un mal dont nous souffrons et que Mme la ministre ne peut laisser prospérer", a-t-il confié.


Afficher les commentaires
Articles les plus lus