20 ans après, de nouvelles révélations sur la rébellion ivoirienne

20 ans plus tard, des secrets livrés sur la rébellion
Par K. Richard Kouassi
Publié le 06 août 2020 à 12:30 | mis à jour le 06 août 2020 à 12:30

Le 19 septembre 2002, une attaque armée qui se mue en rébellion armée frappe le pouvoir de Laurent Gbagbo, élu le 26 octobre 2000. Les rebelles vont occuper la partie nord de la Côte d'Ivoire. Vingt ans après cet épisode, Doumbia Major fait des révélations.

20 ans plus tard, des secrets livrés sur la rébellion

Laurent Gbagbo a accédé au pouvoir le 26 octobre 2000 à la suite d'une élection présidentielle qui l'a opposé à feu Robert Guei. Mais seulement un an après son arrivée au Palais présidentiel, précisément le 19 septembre 2002, le leader du Front populaire ivoirien (FPI) est confronté à une attaque armée venue du nord du pays. Ce qui devait être un coup d'État se transforme très vite en une rébellion menée par Guillaume Kigbafori Soro.

Près de vingt ans après, Doumbia Major, qui a fait partie de la rébellion, livre des secrets. "La rébellion n'a pas été dirigée contre un groupe ethnique, mais contre un discours circulant, contre la volonté d'un régime d'institutionnaliser et de codifier une idéologie de haine, pour faire d'un pan entier de la population des citoyens de seconde zone dans leur propre pays", a révélé le président du Congrès panafricain pour le renouveau (CPR) sur les réseaux sociaux. L'ancien membre de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) a tenu à répondre à ceux qui soutiennent que la rébellion était menée par des ressortissants d'une seule ethnie.

"La rébellion était multiethnique, avec des Alain Lobognon, Dely Gaspard, Ndri Sainclair, Gueu Michel, etc. Donc elle ne pouvait pas par essence s'attaquer à un groupe ethnique spécifique, ce n'était pas ça son but, même si on peut déplorer des actes individuels regrettables", a écrit Doumbia Major. Ce proche d'Ibrahim Coulibaly (IB), une figure de la rébellion tué pendant la crise postélectorale de 2010-2011, a toujours affirmé sa fierté d'avoir soutenu l'action visant à éjecter Laurent Gbagbo du pouvoir. "Je n’ai aucun regret en ce qui concerne ma participation à l’action collective qui a chassé Gbagbo du pouvoir", avait-il déclaré en mai 2020.


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