Interdiction de marches: Des femmes croisent le fer avec Ouattara

Des femmes croisent le fer avec Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 20 août 2020 à 14:53 | mis à jour le 20 août 2020 à 14:53

La marche des femmes de l’opposition ivoirienne pour dire non à la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat présidentiel est maintenue en dépit de la mesure d’interdiction prise à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 19 août 2020.

Les femmes de l'opposition "déchirent" la mesure d'interdiction des marches brandie par Ouattara

Les femmes de l’opposition, regroupées au sein des plateformes CDRP, EDS et des partis politiques URD et LIDER, ont décidé, jeudi 20 août 2020, du maintien de leur marche pacifique de protestation, prévue ce vendredi 21 août 2020, contre la candidature controversée du président Alassane Ouattara à un troisième mandat présidentiel.

Dans une déclaration lue par Mme Adèle N’dabian, Secrétaire exécutive chargée des femmes du PDCI-RDA, l’opposition féminine n’a pas manqué de rappeler aux autorités ivoiriennes que manifester pacifiquement est un droit garanti par la Constitution, notamment en son article 20.

«Nous femmes des plateformes CDRP, EDS, des partis politiques URD et LIDER, réaffirmons notre détermination à oeuvrer pour le respect de nos droits, notre dignité, notre souveraineté et notre démocratie; et appelons le peuple à la solidarité et au sursaut national », ont-elles appelé.

À travers cette manifestation, ces femmes entendent également la libération des femmes du mouvement GPS présidé par Guillaume Soro; la remise en liberté de Pulchérie Gbalet, membre de la société civile; ainsi que la libération des prisonniers politiques, détenus dans différentes prisons ivoiriennes. Mme N’Dabian a de même exhorté les forces de sécurité à l’encadrement de cette marche qui se veut pacifique.

La manifestation est prévue pour se tenir à Cocody, sur le boulevard Latrille et aura pour lieu de rassemblement le carrefour SODEMI, dès 07 heures du matin et se terminera au carrefour Duncan, devant la Commission électorale indépendante (CEI).


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