À peine élu, Alassane Ouattara lance la course à sa succession

Alassane Ouattara ne compte pas désigner de successeur
Par K. Richard Kouassi
Publié le 13 novembre 2020 à 15:16 | mis à jour le 13 novembre 2020 à 16:06

Alassane Ouattara est confortement installé dans son fauteuil présidentiel pour un 3e mandat. Sa victoire controversée et contestée lors de l'élection présidentielle du samedi 31 octobre 2020 a été validée par le Conseil constitutionnel. Au moment où il entame son nouveau quinquennat à la tête de la Côte d'Ivoire, le président nouvellement élu ouvre déjà la voie à sa succession.

Alassane Ouattara ne compte pas désigner de successeur

Quelques mois avant la fin de son deuxième mandat, Alassane Ouattara a annoncé qu'il ne serait pas candidat en 2020. "Tout au long de ma carrière, j’ai toujours accordé une importance particulière au respect de mes engagements. En conséquence, j’ai décidé de ne pas être candidat en 2020", a déclaré le chef d'Etat ivoirien.

C'était le 5 mars 2020 en présence des sénateurs et des députés réunis en congrès à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, dans le centre du pays. "Je voudrais annoncer solennellement que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération", a-t-il poursuivi sur Twitter.

Alassane Ouattara a choisi Amadou Gon Coulibaly pour lui succéder. Avec beaucoup d'autorité, il a réussi à faire accepter son Premier ministre à certains cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dont Adama Bictogo.

Malheureusement, le 8 juillet 2020, le candidat désigné du parti au pouvoir, de retour d'un séjour médical en France, meurt brutalement au cours d'un Conseil des ministres, frappé par un malaise cardiaque.

Surpris par ce coup inattendu du sort, Alassane Ouattara, à la demande de ses partisans, s'engage pour un 3e mandat. Il est immédiatement contesté par l'opposition ivoirienne qui juge sa candidature illégitime et illégale.

Au final, ADO, comme l'appellent ses militants, est élu dès le premier tour avec le lourd score de 94,27 % devant Kouadio Konan Bertin (KKB). Henri Konan Bédié et Affi N'guessan, les deux autres candidats, ont refusé de prendre part au processus électoral.

Alassane Ouattara pense déjà à son successeur pour 2025. Contrairement à cette année 2020, l'ex-directeur général adjoint du FMI (Fonds monétaire international) n'entend pas désigner de successeur. Il l'a fait savoir jeudi au cours d'une rencontre avec des membres du gouvernement et des figures de son parti politique, rapporte Jeune Afrique.

"Alassane Ouattara a clairement expliqué aux membres de son parti que les ambitieux qui souhaitent lui succéder, doivent d’ores et déjà commencer à se préparer", a confié un participant au média panafricain sous le couvert de l'anonymat.


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