Fermeture des frontières guinéennes : La Sierra Leone hausse le ton

Fermeture des frontières guinéennes : La Sierra Leone hausse le ton
Par K. Richard Kouassi
Publié le 24 janvier 2021 à 18:55 | mis à jour le 24 janvier 2021 à 19:20

À l'occasion de la 58e session ordinaire du sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO, la Sierra Leone s'est préoccupée de la fermeture des frontières guinéennes. Le président Julius Maada Bio l'a fait savoir à son homologue guinéen, Alpha Condé.

La fermeture des frontières guinéennes au centre d'échanges entre Condé et Maada Bio

Samedi 23 décembre 2021, les chefs d'Etat de la CEDEAO ont échangé par visio conférence dans le cadre de la 58e session ordinaire du sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. La fermeture des frontières guinéennes a été au centre d'un échange entre Alpha Condé et Julius Maada Bio. Le président de la Sierra Leone a exprimé son inquiétude devant cette situation, rapporte les médias guinéens. "J’exhorte le gouvernement de la République de Guinée à envisager de supprimer ces restrictions pour permettre la libre circulation des personnes, des biens et des services afin de promouvoir la coopération, le commerce régional et l’intégration régionale", a fait savoir le président sierra-leonais qui a souligné que cela cause des pertes économiques énormes aux deux pays.

Des hommes d'affaires de la Guinée s'étaient déjà insurgés contre la fermeture des frontières guinéennes avec la Sierra Leone par Alpha Condé. Pour eux, la mesure "a eu pour conséquence, la perte des marchandises surtout celles périssables, notamment alimentaires". Pour rappel, Alpha Condé a décidé de la fermeture de la frontière avec la Sierra Leone avant la présidentielle du 18 octobre 2020 sans consultation des autorités sierra-leonaises.

"Tout au long de ces frontières, des centaines de camions sont stationnés de part et d’autre sans avoir une idée sur la fin de leur calvaire. Avec cette fermeture prolongée des frontières, Alpha Condé et son gouvernement mettent commerçants et transporteurs en danger et compromettent la situation des commerçants déjà précaire à cause de sa mauvaise politique", avaient dénoncé ces hommes d'affaires réunis au sein du Groupe organisé des hommes d'affaires (GOHA).


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