Bernard Tchoutang clashe Eto'o : "Il doit payer une sécurité privée"

Bernard Tchoutang clashe Eto'o :
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 février 2021 à 15:48 | mis à jour le 08 février 2021 à 16:08

Bernard Tchoutang, ancien joueur des Lions indomptables du Cameroun, est beaucoup remonté contre Samuel Eto'o Fils. Il reproche à son ancien coéquipier au sein de la sélection nationale de se faire accompagner l'armée camerounaise lors de sa tournée dans le pays entamé depuis janvier 2021.

Ce que Tchoutang reproche à Eto'o Fils

Depuis janvier 2021, Samuel Eto'o Fils a entamé une tournée dans plusieurs régions du Cameroun. La star camerounaise s'est déjà rendue dans trois régions. L'ancien joueur du FC Barcelone a marqué un arrêt au quartier général du Bataillon d'intervention rapide (BIR) et a également fait des dons aux victimes de Boko Haram.

Lundi 8 février 2021, le gouverneur de la région du Sud a accueilli le quadruple Ballon d'or. S'il n'a rien contre la tournée de Samuel Eto'o, Bernard Tchoutang s'insurge contre la présence de l'armée camerounaise auprès du champion d'Afrique. "Voilà un footballeur qui se déplace dans les provinces du pays et qui est accompagné par l’Armée. Ce n’est pas le rôle de l’armée camerounaise d’accompagner Eto’o partout, il doit payer une sécurité privée", a-t-il dénoncé sur le Plateau d'Équinoxe.

Pour Bernard Tchoutang, "les anciens footballeurs ne sont pas que des ambassadeurs du football". Dans la crise anglophone qui frappe le Cameroun, l'ex-Lion indomptable a fustigé le comportement de certains footballeurs camerounais.

"Pendant quatre ans déjà, nous avons nos frères qui meurent au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Nos grands frères, nos pères, nos mamans. J’ai fait des vidéos, j’ai appelé mes amis footballeurs. Je leur ai dit: «vous devez interpeller les politiques. Les footballeurs ont une aura, leur voix compte. Quatre ans plus tard, comment se fait-il qu’aucun footballeur ne donne de la voix pour que nos frères rentrent chez eux ? Les footballeurs camerounais aiment les honneurs sans la contrepartie des honneurs. J’ai pris contact avec la fondation Aya Abine il y a 2 ans, je voulais organiser un match de gala en région parisienne pour qu’on puisse récolter des revenus et envoyer en aide à nos frères qui souffrent de cette guerre. J’ai appelé des anciens footballeurs et ils ont dit qu’ils ne veulent pas de problème avec le gouvernement camerounais", a-t-il déploré.


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