RDC: Affaire "Floribert Chebeya", Joseph Kabila cité à comparaître

RDC : Joseph Kabila  comparaîtra au procès de Floribert Chebeya
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 11 février 2021 à 23:43 | mis à jour le 11 février 2021 à 23:43

L’ ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, comparaîtra devant la justice congolaise dans le cadre de l’affaire Floribert Chebeya, ex-leader de la société civile congolaise, assassiné en 2010.

Rebondissement dans l'affaire Chebeya : L'ancien président Joseph Kabila va comparaître

L’ex-chef d’ Etat de la RD-Congo, Joseph Kabila sera appelé à comparaître au procès de Floribert Chebeya, ex-leader de la société civile dans ce pays de l’ Afrique centrale.

Le nom du président du Front commun pour le changement (FCC), passé depuis peu au rang de principal opposant au régime du président Tshisekedi (UDPS), a plusieurs fois été cité dans le nouveau rebondissement que connait l’affaire, plus de 10 ans après.

Le corps de M. Chebeya avait été retrouvé le 2 juin 2010 dans sa voiture en périphérie de Kinshasa. Figure de l’ONG la Voix des sans-voix (VSV), il avait été convoqué la veille dans les locaux de la police nationale congolaise à Kinshasa pour y rencontrer son chef, le général John Numbi (commandant en 2010, du bataillon des Simbas, des anciens militaires considérés comme une troupe d’élite de la police congolaise).

Son chauffeur, Fidèle Bazana, révèle l’ AFP, avait disparu ce même 1er juin au soir, après l’avoir accompagné au rendez-vous avec la police. Son corps n’a jamais été retrouvé et la justice avait conclu en première instance qu’il avait été assassiné, tout comme M. Chebeya.

À l’issue d’un procès, cinq officiers avaient été condamnés à mort dont trois par contumace. Plus de 10 ans après, ce dossier connait un nouveau rebondissement.

Deux anciens policiers congolais en cavale, ont effet témoigné et affirmé qu’ils étaient présents sur les lieux du crime à l’inspection générale de Kinshasa et ont accusé leur supérieur le major Christian Ngoy Numbi d’être le principal commanditaire de cet assassinat.


Face à ce nouveau rebondissement, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en République démocratique du Congo (RDC) et des organisations de la société civile congolaise ont appelé, mardi 9 février, à la réouverture du procès sur la mort, en vue de la comparution devant le tribunal des vrais auteurs.

Une requête qui semble trouver un écho favorable auprès du gouvernement de la nouvelle majorité présidentielle au Congo, puisque le vice-ministre de la Justice, Bernard Takaishe Ngumbi, qui a accordé ce jeudi une interview aux médias congolais, a promis que toutes les personnalités citées dans le cadre de cette nouvelle affaire, comparaîtront.


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