Cameroun : Tribunal incendié, Maurice Kamto tacle le gouvernement

Cameroun : Tribunal incendié, Maurice Kamto tacle le gouvernement
Par K. Richard Kouassi
Publié le 06 mai 2021 à 18:51 | mis à jour le 06 mai 2021 à 19:07

Au Cameroun, au lendemain de l'incendie d'un tribunal de Première instance dans la ville de Foumbot, Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a brisé le silence à travers un communiqué.

Cameroun : Ce que Kamto dit de l'incendie du tribunal de Foumbot

Lundi 3 mai 2021, le tribunal de Première instance de Foumbot a été incendié par des individus en colère, après la mort d'un détenu. Celui-ci qui souffrait d'un mal n'a pas été transféré dans un centre hospitalier. Ses proches ont vite fait d'accuser le procureur de la République d'avoir refusé l'évacuation du prisonnier dans un hôpital.

Deux jours après cet événement, Maurice Kamto a tenu à réagir. Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun a exprimé sa compassion à la famille du défunt tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Pour lui, "les populations ont manifesté suite au décès d’un prévenu à qui il a été illégalement refusé le droit de se soigner". L'avocat camerounais rappelle aussi que selon les principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus adoptés par l'Assemblée générale des Nations unies, "les détenus ont accès aux services de santé existant dans le pays, sans discrimination aucune du fait de leur statut juridique".

Dans son communiqué, Maurice Kamto a demandé aux autorités du Cameroun "de prendre dans les meilleurs délais les mesures nécessaires pour faire respecter dans notre pays les droits de tous les détenus sans discrimination, ainsi que leur dignité humaine". Poursuivant, l'ancien ministre camerounais délégué à la Justice estime qu'il n'y a pas de paix sans justice, mais aussi en l'absence du respect de l'État de droit et de la dignité humaine. L'opposant camerounais soutient que les populations ont été excédées par les dérives de la justice. Elles ont donc tenu à exprimer leur ras-le-bol. "Jusqu’à quand le régime en place continuera-t-il à ne laisser à nos populations désespérées que le choix de la violence pour se faire entendre ?", s'est-il interrogé.


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