Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo, la clé de la réunification du FPI

Justin Koné Katinan a évoqué la question de la crise qui secoue le FPI
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 08 juin 2021 à 13:34 | mis à jour le 08 juin 2021 à 13:34

Selon l'ex-ministre et cadre du Front populaire ivoirien (FPI), Justin Koné Katinan, le retour en Côte d'Ivoire de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, mettra définitivement fin à la crise qui secoue l'ancien parti au pouvoir, depuis sept ans.

Koné Katinan (FPI): "A partir du moment où Gbagbo arrive, la réconciliation s’opèrera absolument"

C'est l'un des principaux défis sur lequel il devrait se pencher, une fois de retour en Côte d'Ivoire. La réunification du Front populaire ivoirien (FPI), le parti qu'il a fondé dans la clandestinité en 1982 avec Simone Gbagbo son épouse et quelques compagnons. Selon Justin Koné Katinan, la crise au sein du FPI, devrait "absolument" connaître son dénouement dès le retour au bercail  de Laurent Gbagbo.

" Oui, absolument. Moi, je suis serein sur cette question, parce que de toutes les façons, les deux tendances du FPI se reconnaissent toutes en Laurent Gbagbo. Affi a toujours dit qu’il reconnaît le président Laurent Gbagbo comme étant le leader, et nous, évidemment, nous sommes des lieutenants. Donc forcément, nous le comptons comme notre leader. Donc à partir du moment où il arrive, bien évidemment, la réconciliation pour nous, s’opèrera absolument", a indiqué Justin Koné Katinan dans une interview accordée à RFI.

Pour le porte-parole de Laurent Gbagbo, réunifier le FPI est non seulement "une nécessité pour la Côte d'Ivoire" mais également une "responsabilité pour le parti" de donner des signaux forts au pays, en termes de réconciliation. "Le retour du président Laurent Gbagbo va forcément accélérer le processus de réconciliation en notre sein. Celui qui s’y opposera, eh bien, ce sera tant pis pour lui", a-t-il laissé entendre. La crise au FPI, faut-il le rappeler, est née d'une guerre de leadership entre les deux tendances du parti. Les Gbagbo ou rien (GOR) qui incarnent l'aile dure du FPI, contestent la légitimité de l'ex-Premier ministre Pascal Affi N'guessan, qu'ils accusent d'avoir tenté de tourner la page Gbagbo, alors détenu au pénitencier de Sheveningen à La Haye.

Les nombreuses tentatives en vue de concilier les deux bords, ont toutes échoué. Le camp Affi N'guessan qui rejette les accusations de trahison, portées par la branche dissidente du parti, dit toutefois garder l'espoir que le retour annoncé au pays, de l'époux de Simone Gbagbo, participera à trouver définitivement une issue heureuse à la crise qui secoue le parti. "Je n’ai pas seul la solution, cela dépendra de Laurent Gbagbo qui d’ailleurs, on l’espère, rentrera incessamment (NDLR : après son acquittement par la CPI et le feu vert de Ouattara). Avec son retour, la question sera tranchée et les choses seront claires. Soit un FPI réunifié, soit les dissidents font bande à part. Dans tous les cas, la situation sera clarifiée et les militants auront à choisir", confiait récemment M. Affi au journal burkinabè, Aujourd'hui.

Laurent Gbagbo a été acquitté définitivement par la Cour pénale internationale (CPI), le 31 mars dernier au terme d'un procès marqué par de nombreux rebondissements. Après dix ans passés loin des frontières ivoiriennes, il devrait, sauf changement de dernière minute, regagner Abidjan, le 17 juin prochain, selon ses proches.


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