Addiction à la drogue: Plus de 200 élèves interpellés dans des fumoirs

Les populations sensibilisées sur les dangers liés à la consommation de la drogue en milieu scolaire
Par Mael Espoir
Publié le 11 juin 2021 à 12:08 | mis à jour le 11 juin 2021 à 12:29

En vue de poursuivre ses actions de sensibilisation sur la consommation de la drogue en milieu scolaire, le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains(RAIDH) a initié le jeudi 10 juin 2021 à Agboville, en collaboration avec la plate-forme sociale U-Report, une journée commémorative.

​Agboville : Les populations sensibilisées sur les dangers liés à la consommation de la drogue en milieu scolaire

La mobilisation sociale qui a débuté par une marche pacifique, s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogue, célébrée le 26 juin de chaque année. L’objectif, selon les initiateurs, est d’interpeller les usagers ainsi que les décideurs sur leurs responsabilités dans la lutte contre les dangers liés à l’usage et la consommation de la drogue en milieu scolaire. En 2020, Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire a enregistré, selon une enquête de la Direction de la police des stupéfiants et des drogues(DPSD), plus de 200 élèves interpellés dans les écoles et fumoirs. Le chef-lieu de l’Agnéby-Tiassa n’échappe pas malheureusement à ce fléau. À preuve, les cours dans les établissements scolaires de la ville sont régulièrement perturbés par certains élèves parfois sous l’emprise de la drogue.

Les participants avec à leur tête le 5e adjointe au maire d’Agboville, Patricia Gnaly, ont eu droit à une communication sur le thème : "La drogue en milieu scolaire : quelles solutions pour son éradication ? ". « La curiosité, les mauvaises fréquentations, les soucis, restent les principales causes de la consommation de la drogue. Comme conséquences, nous avons l’altération des fonctions vitales de l’organisme, exposant ainsi le toxicomane aux infections telles que le VIH, l’hépatite, l’absentéisme, l’indiscipline, la violence, la baisse du rendement scolaire, le vol, la déscolarisation, la prostitution », a exposé le conférencier Warè Kouakou Bernard.

Bien avant, il a insisté sur l’existence de 2 types drogues, notamment : les drogues licites (l’alcool, le tabac) et celles dites illicites (la cocaïne, l’opium, le cannabis). C’est pourquoi, le directeur exécutif du Conseil des organisations de lutte contre l’abus des drogues en Côte d’Ivoire (CONAD-CI), a proposé à son auditoire de rechercher la cause de la toxicomanie avant d’y apporter une solution. « Nous proposons comme solutions que les forces de défense et de sécurité travaillent à freiner l’entrée de la drogue sur le territoire... Nous en tant qu’acteurs de la société civile, nous mettons l’accent sur la prévention à travers des campagnes sensibilisation et des plaidoyers auprès des décideurs pour une prise en charge holistique des usagers de drogue. Il faut intégrer aussi dans la formation des agents de santé la thématique de la drogue », a préconisé Warè Bernard.

Et de conclure : « La plupart des causes liées à la consommation de la drogue sont du fait des problèmes de famille. C’est pourquoi, les parents doivent s’impliquer davantage dans l’éducation de leurs enfants à travers une communication. Mieux, il nous faut intégrer dans nos emplois du temps, nos familles, nos enfants afin de créer la confiance ».

Tizié T.

Correspondant régional


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