Violences policières en Tunisie : l'ONU veut des enquêtes transparentes

Violences policières en Tunisie : l'ONU veut des enquêtes transparentes
Par K. Richard Kouassi
Publié le 14 juin 2021 à 19:22 | mis à jour le 14 juin 2021 à 20:01

L'ONU a donné de la voix à la suite de violences policières observées en Tunisie, ayant conduit à la mort d'un jeune homme à Tunis, notamment dans le quartier de Sidi Hassine. Le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) a appelé à des "enquêtes administratives et judiciaires transparentes, indépendantes et promptes".

Les violences policières en Tunisie inquiètent l'ONU

Le bureau du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) a vivement interpellé les autorités de la Tunisie sur des vidéos troublantes qui ont circulé sur la toile le 9 juin 2021. En effet, dans ces éléments filmés, on y voit des membres des forces de sécurité intérieure, dont l'un encagoulé et équipé d'un fusil automatique, en plein jour, dans la rue et devant témoins, qui semblent être en train de déshabiller de force et molester un jeune homme mineur à terre", rapporte l'ONU dans un rapport. Selon les Nations unies, "ces violations graves et répétées depuis le début de l'année révèlent des dysfonctionnements continus au sein des services de sécurité intérieure dont la résolution exige une volonté infaillible tant des pouvoirs exécutifs que judiciaire".

Le Haut-commissariat des Nations unies fait remarquer que "ces violations graves et répétées depuis le début de l'année révèlent des dysfonctionnements continus au sein des services de sécurité intérieure dont la résolution exige une volonté infaillible tant des pouvoirs exécutifs que judiciaire".

Dans son rapport, les Nations unies demandent aux dirigeants de la Tunsie d'initier sans délai des enquêtes administratives et judiciaires transparentes, indépendantes et promptes pour chacune de ces allégations. Par ailleurs, l'ONU demeure convaincue que "la sanction effective des responsables de ces violations marquera la fin de l'impunité des personnes dépositaires de la force publique qui pensent pouvoir s'absoudre du respect de la loi tunisienne et de l'État de droit".


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