Mali: Fermeture des bases de Barkhane d'ici à la fin de l'année

Mali : Fin de l'opération Barkhane d'ici la fin de l' année
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 10 juillet 2021 à 20:03 | mis à jour le 10 juillet 2021 à 20:03

La fermeture progressive annoncée des bases françaises de l'opération Barkhane, dans le nord du Mali, commencera au “second semestre de l’année 2021”, dans le cadre de la réduction annoncée de sa présence militaire au Sahel, a déclaré, vendredi, le président français Emmanuel Macron, en marge d’un sommet des pays du G5 Sahel.

G5 Sahel : La France ferme ses bases au Mali dès le second semestre 2021

La fermeture des emprises françaises de Kidal, Tessalit et Tombouctou, sera “achevée d’ici le début de l’année 2022”, a précisé Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse conjointe avec le nouveau président nigérien Mohamed Bazoum.

L’annonce était attendue. Les chefs d’Etat du G5 Sahel, zone où les groupes djihadistes restent toujours aussi menaçants, s’entretenaient, vendredi, avec le chef de l' Etat français. À cette occasion, Emmanuel Macron a annoncé le démarrage de l'opération de fermeture de ses bases militaires dans le nord du Mali d’ici à la fin de l’année 2021.

Après plus de huit ans d’engagement massif, des sommes colossales englouties et 50 soldats morts au combat, le président français avait annoncé, en juin, la fin prochaine de l’opération Barkhane avec une revue à la baisse des effectifs français (5.100 soldats actuellement), la fermeture des bases militaires et une réarticulation de la lutte antidjihadiste autour de partenaires européens.

Même si Paris avait, à plusieurs reprises, évoqué la possibilité d’un retrait, les partenaires africains, eux, ont été pris de court par cette annonce. Ils sont avides de détails sur une opération qui pourrait considérablement modifier le rapport de force sur le terrain entre les armées régulières et les djihadistes liés à Al-Qaida et au groupe Etat islamique (EI).

La réduction des effectifs français s’opérera progressivement, avec un jalon à environ 3.500 hommes d’ici un an puis 2.500 personnes d’ici 2023, a indiqué récemment une source familière du dossier. Les commandos d’élite de la task force française « Sabre » devraient être maintenus.

Source : 20 Minutes


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