Bénin: Patrice Talon rassure qu'il ne fera pas de 3è mandat

Bénin : Patrice Talon pas chaud pour un 3e mandat
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 12 juillet 2021 à 18:19 | mis à jour le 12 juillet 2021 à 18:19

Réélu le 11 avril 2021, le président du Bénin promet de quitter le pouvoir en 2026, à la fin de son second mandat en cours. Patrice Talon a pris cet engagement devant plusieurs organisations de la société civile africaine, comme Togo Debout et Tournons la page, samedi 10 juillet.

3e mandat : Patrice Talon (président du Bénin) lance un signal fort aux chefs d'États africains

L'idée de rempiler un troisième mandat présidentiel, comme cela est de coutume dans plusieurs pays du continent africain, ne lui effleure pas l'esprit. Cette assurance, le président béninois, Patrice Talon l'a donnée, samedi dernier, lors de la clôture du deuxième sommet citoyen ouest-africain sur la bonne gouvernance, l'alternance et la démocratie, qui se tenait depuis le 8 juillet 2021.

" Je mesure la portée du relais et devant vous, je vais m'engager, vous prendre à témoin pour passer ce relais, le troisième dimanche du mois de mai 2026 à celui qui aura la confiance du peuple béninois", a déclaré le chef de l' Etat béninois. Selon qui, il convient de limiter les mandats à la tête des États africains. "Quand on fait la balance - les avantages et les inconvénients - l’évidence est claire. Limiter les mandats est, à tous égards, au profit du peuple, plutôt que de laisser les uns et les autres rester éternellement dans la fonction. Vous avez absolument raison de prôner l’alternance. Je m’en soucie pleinement et je m’engage devant vous à la défendre, à en être témoin », a réitéré le chef de l'exécutif béninois.

Ailleurs en Afrique comme ce fut récemment le cas en Côte d'Ivoire avec le président Alassane Ouattara et en Guinée avec Alpha Condé, le "syndrome du troisième mandat " au mépris des dispositions constitutionnelles, fut à l'origine de violentes manifestations occasionnant des morts, blessés, dégâts matériels et des centaines de personnes interpellées.

« J’ai en tout cas l’obligation de ne pas donner de leçons (...) Je suis honoré de défendre sur la terre béninoise cette vertu qu’on attend d’un gouverneur de ne pas se prendre pour Dieu tout-puissant, l’éternel, et d’avoir l’humilité de comprendre qu’un autre peut toujours mieux faire », a indiqué M. Talon. Selon les dispositions de la constitution béninoise, le président est élu au suffrage universel direct pour cinq ans et rééligible une seule fois.


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