Dissolution de GPS : Ce que préparent les soroistes depuis la France

Dissolution de GPS : Ce que préparent les soroistes depuis la France
Par K. Richard Kouassi
Publié le 22 juillet 2021 à 12:53 | mis à jour le 22 juillet 2021 à 13:00

La justice ivoirienne a ordonné la dissolution de GPS (Générations et peuples solidaires), après avoir condamné son fondateur, Guillaume Soro, à la prison vie. Deux mois après cette décision judiciaire, les soroistes ont décidé de mener une réflexion sur la conduite à tenir.

Les soroistes mènent la réflexion sur la dissolution de GPS

Mercredi 23 juin 2021, une décision de justice condamnait Guillaume Soro à la prison à vie et annonçait la dissolution de Générations et peuples solidaires (GPS). Devant une telle décision, la section France de ce mouvement politique fondé par l'ancien président de l'Assemblée nationale décide de mener une réflexion. "GPS : dissolution, et après ?", tel le thème choisi par les partisans de l'ex-Premier ministre d'Alassane Ouattara. La rencontre est prévue pour le samedi 24 juillet 2021 à Saint-Denis de 13 heures à 21 heures en présence de Touré Moussa, conseiller en communication de Guillaume Soro et d'Issiaka Fofana. Il faut savoir que la conférence-débat aura lieu à la faveur des deux ans d'existence de GPS.

À l'annonce de la dissolution de Générations et peuples solidaires, les avocats de Guillaume Soro ont battu en brèche la décision de la justice ivoirienne. Ils ont dénoncé une "violation flagrante" de la Constitution. "L’association GPS n’ayant donc pas été inculpée, ni poursuivie ni renvoyée devant le tribunal, aucune peine complémentaire ni mesure de sûreté ne pouvaient valablement lui être infligées, sauf à méconnaître les principes de légalité et de responsabilité pénale du fait personnel", ont-ils soutenu dans une déclaration.

Le collectif des avocats du patron de GPS s'est également insurgé contre la dissolution de ladite formation politique tout en prenant à témoin "l'opinion nationale et internationale contre l’illégalité de cette mesure judiciaire de dissolution qui ne repose sur aucune base légale et constitue une énième violation des droits et libertés fondamentaux, commise par les juges dans ce dossier".

Toutefois, une caravane rassemblement-échange de la CMA-GKS (Coordination des mouvements et associations et mouvements de soutien à Guillaume Soro) a été interdite par le préfet de Daloa fin juin 2021.


Afficher les commentaires
Articles les plus lus