Boko Haram tue cinq militaires, Paul Biya prépare la riposte

Boko Haram tue cinq militaire, Paul Biya prépare la riposte
Par K. Richard Kouassi
Publié le 28 juillet 2021 à 12:04 | mis à jour le 28 juillet 2021 à 13:48

Cinq militaires camerounais ont été tués dans une attaque de Boko Haram perpétrée dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 juillet 2021 au poste militaire de Zigagué. Au lendemain de ce massacre, Paul Biya, président de la République du Cameroun, a dépêché son ministre de la Défense à Maroua, le chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord.

Boko Haram tue cinq militaires camerounais

Au Cameroun, dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 juillet 2021, le poste militaire de Zigagué, situé dans la région de l'Extrême-Nord, près de la frontière avec le Nigeria dans le département du Logon et Chari, a été la cible d'une attaque menée par Boko Haram, ont rapporté les autorités locales camerounaises. "Tard dans la nuit de lundi à mardi, des terroristes de Boko Haram ont attaqué le poste de Zigagué", a déclaré William Bigna, le sous-préfet de Waza. Il a aussi ajouté que "les terroristes ont lancé l’assaut contre le poste militaire à l’aide d'explosifs et les militaires qui s’y trouvaient, ont été brulés vifs". Le bilan établi par Cyrille Serge Atonfack Guemo, le porte-parole de l'armée, fait état de cinq militaires tués et 13 autres blessés.

Après cette attaque meurtrière, Paul Biya a dépêché Joseph Beti Assomo dans la région de l'Extrême-Nord pour s'enquérir des nouvelles. En compagnie du chef des Forces armées, le ministre camerounais de la Défense s'est rendu à Maroua afin d'évaluer la situation sécuritaire. Le ministre délégué à la présidence en charge de la Défense devrait effectuer une visite de travail de deux jours sur instruction de Paul Biya. Il profitera de son séjour pour surveiller les opérations de protection des habitants et de préservation de l'intégrité territoriale.

L'insécurité dans la zone a obligé de nombreuses entreprises à quitter la région pour fuir les assauts répétés de Boko Haram. Le gouvernement camerounais a même dû interrompre des travaux de construction de bâtiments gouvernementaux.


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