CNPTIR, le centre public pour la prise en charge de l'Insuffisance rénale

Le CNPTIR, un salut pour les malades de l'Insuffisance rénale
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 10 septembre 2021 à 19:58 | mis à jour le 10 septembre 2021 à 19:58

La pathologie est certe grave, mais les malades de l'insuffisance rénale ne sont pour autant pas laissés pour compte en Côte d'Ivoire. Le Centre National de Prévention et Traitement de l’Insuffisance Rénale (CNPTIR) a été créé depuis 2012 pour leur prise en charge efficiente.

Le CNPTIR, un salut pour les malades de l'Insuffisance rénale

L’Insuffisance rénale étant reconnue comme un problème de santé publique en Côte d'Ivoire comme à l'échelle planétaire, sa solution repose principalement sur la prévention, la dialyse et la transplantation rénale. Aussi, toutes actions doivent-elles converger vers ce trépied pour plus de cohérence et d’efficacité.

L’État ivoirien a donc créé, par décret n°2012-1007 du 17 octobre 2012, le CNPTIR, Centre National de Prévention et Traitement de l’Insuffisance rénale. Cet établissement public à caractère administratif, dont le siège est établi à Abidjan-Cocody, a en effet pour rôle de se consacrer à la prévention de l’Insuffisance rénale, au développement de la dialyse et de la transplantation rénale.

Dirigé par le Néphrologue GNIONSAHE Dazé Apollinaire, en qualité de Directeur général, le CNPTIR se veut une véritable solution pour les personnes souffrant de l'Insuffisiance rénale en Côte d'Ivoire. Depuis sa prise de fonction, Professeur GNIONSAHE s'est assigné comme missions, à la tête de ce centre, de :

- Élaborer et de conduire une politique nationale de prévention sur l’insuffisance rénale ;

- Définir et appliquer des stratégies de prises en charge globale des personnes atteintes d’insuffisance rénale ;

- Concevoir et conduire des projets de recherches sur les maladies rénales en général et de l’insuffisance rénale en particulier ;

- Participer à la formation initiale et continue des spécialistes en néphrologie et en techniques d’épuration extra-rénale ;

- Assurer la décentralisation des unités d’hémodialyse ;

- Promouvoir et développer les techniques d’épuration extra des patients atteints d’insuffisance rénale sur toute l’étendue du territoire ;

- Règlementer et contrôler des installations et établissements pratiquant l’hémodialyse et spécialisés dans le traitement des maladies des reins ;

- Promouvoir et développer le programme de la dialyse et de transplantation rénale.

Le CNPTIR s'est pour ce faire fixé comme objectifs :

- L’accessibilité de tous les insuffisants rénaux aux soins ;

- Le développement de la greffe rénale ;

- L’obtention d’une offre de soins efficace ;

- La prévention, le dépistage et l’éducation thérapeutique.

Il faut par ailleurs rappeler que les prestations du CNPTIR portent principalement sur :

- La prévention des maladies rénales et de l’Insuffisance rénale ;

- La prise en charge en dialyse des patients ;

- La consultation et les soins des patients ;

- La formation initiale et continue des agents de santé en néphrologie et en techniques d’épuration extra-rénale (dialyse) ;

- La recherche en néphrologie et en dialyse.

Il faut toutefois noter que la prise en charge des Insuffisants rénaux s’est faite de manière progressive en Côte d’Ivoire. De quatre (04) postes de traitement avec une capacité maximale de vingt (20) patients, dont disposait le service de Réanimation polyvalente du CHU de Cocody, en 1976, le traitement de l’Insuffisance rénale par dialyse s'est décentralisé depuis 2008. Ainsi, outre le District d'Abidjan qui compte les antennes de Cocody, Treichville, Adjamé et Yopougon, il y a également les villes de Gagnoa, Bouaké, Yamoussoukro et Korhogo, qui sont aujourd'hui dotées d’un centre d’hémodialyse.


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