Violences du 1er mai: Le procès Alexandre Benalla s'ouvre à Paris

Procès Alexandre Benalla
Par Eugène SAHI
Publié le 13 septembre 2021 à 11:20 | mis à jour le 13 septembre 2021 à 11:32

Alexandre Benalla, l'ancien chargé de mission de l'Elysée, va s'expliquer dès ce lundi devant le tribunal de grande instance de Paris notamment pour "violence en réunion" et "port d'arme", tois ans après avoir brutalisé un couple lors des manifestations du 1er mai 2018.

Procès Alexandre Benalla: Une bavure policière devenu l'un des plus gros scandales du quinquennat Macron

Le procès d'Alexandre Benalla, ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, s'ouvre ce lundi 13 septembre et ce, jusqu’au 1er octobre 2021.

Il comparaît devant le tribunal de grande instance de Paris, notamment pour "violence en réunion" et "port d'arme", du 13 septembre au 1er octobre. Dans un second volet du procès, il devra également répondre de "faux, usage de faux en écriture et usage public sans droit d'un insigne" pour avoir continué à voyager avec des passeports diplomatiques plusieurs mois après son licenciement.

“Ce 1er mai 2018, vers 19 heures, des incidents éclatent dans le Quartier latin, à Paris, entre manifestants et forces de l'ordre. Place de la Contrescarpe, un couple jette des projectiles. Un homme, Alexandre Benalla, qui ne porte pas d'uniforme, mais un casque de policier, agrippe violemment la jeune femme, l'entraîne et la frappe. Pendant ce temps-là, des CRS tentent d'interpeller son compagnon.

Le jeune homme est au sol. Alexandre Benalla intervient, l'étrangle pour le faire se lever, le frappe... Quand il se rend compte qu'il est filmé, le collaborateur d'Emmanuel Macron s'éloigne. Les images sont diffusées sur les réseaux sociaux”, rapporte Rfi..

Deux mois et demi plus tard, le journal Le Monde identifie Alexandre Benalla. Invité en tant qu'observateur, il n'avait rien à faire au milieu des CRS. Lui se défend en affirmant qu'il n'a fait que son devoir de citoyen en interpellant des délinquants. Ce qui ressemblait au départ à une bavure policière devient l'un des plus gros scandales du quinquennat.

Un scandale alimenté par de multiples rebondissements puisque le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire. Le 20 juillet 2018, l'Elysée annonce finalement avoir engagé une "procédure de licenciement" à son encontre. Alexandre Benalla est placé en garde à vue le même jour, jusqu'au lendemain.

A la fin du mois de décembre 2018, l'affaire prend une nouvelle tournure. Mediapart révèle qu'Alexandre Benalla réalisait ses nombreux voyages avec un passeport diplomatique, malgré son limogeage de l'Elysée. Une enquête est ouverte par le parquet de Paris dans la foulée.

Ces nouvelles révélations ne freinent pas les ambitions d'Alexandre Benalla. Quelques mois plus tard, en juillet 2019, il assure que Comya emploie cinq salariés à temps plein et qu'elle lui a rapporté 450 000 euros en 2018.

Des informations impossibles à vérifier. "Le but de Comya est d'être présent dans les 54 pays d'Afrique", clame au Nouvel économiste le jeune homme reconverti en businessman.




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