Sécurité: Des mercenaires russes au Mali, la France contre-attaque

mercenaires russes aux côtés de l'armée au pouvoir au
Par Eugène SAHI
Publié le 14 septembre 2021 à 09:05 | mis à jour le 14 septembre 2021 à 09:05

Annonce d’un accord militaire permettant la présence de mercenaires russes aux côtés de l'armée au pouvoir au Mali. La France dépêche immédiatement le “Monsieur Afrique de l’Elysée” à Bamako où le départ des troupes françaises est réclamé.

Des mercenaires russes s'invitent dans le coup d'Etat au Mali, rivalité entre Paris et Moscou

Le Mali est sur le point d’officialiser un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner, a annoncé Reuter lundi dans la soirée.

Cet accord entre le groupe de sécurité russe Wagner et la junte au pouvoir au Mali, dirigée par le colonel et président Assimi Goïta, va permettre l'arrivée de 1000 mercenaires sur le sol malien.

Ce qui permettrait à Moscou d'étendre son influence en Afrique de l'Ouest malgré l'opposition de Paris, ont déclaré à Reuters, sept sources diplomatiques et sécuritaires.

La France, qui a annoncé en début d'été une transformation de ses opérations militaires dans le Sahel et une réduction de sa présence au Mali, a lancé une offensive diplomatique pour tenter de dissuader la junte au pouvoir à Bamako, de concrétiser ce rapprochement avec la Russie, ont ajouté les sources.

Paris a envoyé à Bamako Christophe Bigot, le Monsieur Afrique du Quai d'Orsay, pour tenter de casser cet accord, toujours selon l'Agence Reuters.

Selon une source sécuritaire travaillant dans la région, les mercenaires russes seraient chargés de former les Forces armées maliennes (FAMa) et d'assurer la protection de certains hauts dirigeants maliens, mission qu'effectue déjà le groupe Wagner en Centrafrique.

Toujours selon l'agence Reuters qui évoque quatre sources, le groupe de sécurité Wagner, toucherait 6 milliards de francs CFA par mois pour ce travail de formation. Ce montant correspond à un peu moins de 10 millions d'euros. Le groupe de sécurité privé Wagner est dirigé par Yevgeny Prigozhin, un proche du président russe Vladimir Poutine.


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