Sommet Afrique - France : Kemi Seba et Nathalie Yamb en colère

Kemi Seba : « Mon problème, ce n'est même pas Macron... »
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 10 octobre 2021 à 20:22 | mis à jour le 10 octobre 2021 à 20:22

Les lampions se sont éteints sur le Sommet Afrique - France tenu à Montpellier. Pour Kemi Seba et Nathalie Yamb, les jeunes de la société civile africaine invités par le Président Macron ne sont nullement représentatifs de la jeunesse africaine.

Kemi Seba : « Mon problème, ce n'est même pas Macron, mais... »

Montpellier a abrité, du 7 au 9 octobre 2021, un Sommet Afrique - France. La particularité de cette rencontre, c'est que contrairement à ce qui avait cours par le passé, aucun dirigeant africain n'a été invité à ce sommet. Ce sont plutôt des centaines de jeunes de la société civile africaine qui ont pris part à cette rencontre autour du Président Emmanuel Macron.

Le Député français Sébastien Nadot s'en était d'ailleurs offusqué en s’interrogeant sur cette « mise en scène » : « Un Sommet Afrique-France avec un seul chef d’État, le Président de la République française. Aucun chef d’État africain n’a été convié. Emmanuel Macron se prend-il pour le Président des Africains ? »

Et comme il fallait s'attendre, l'effet domino de cette réaction provenant d'un élu hexagonal ne s'est pas fait attendre. De nombreux autres jeunes leaders africains, non invités à ce Sommet Afrique - France, ont également réagi de façon pas très tendre.

Kemi Seba, leader de « Urgences panafricaines », a déclaré dans un tweet : « AFRIQUE-FRANCE : Mon problème, ce n'est même pas Macron, mais la participation idiote de ces quelques Africains, triés sur le volet, assoiffés de reconnaissance, et qui sans s'en rendre compte, participent au narratif du renouvellement du néocolonialisme français. »

Même son de cloche pour Nathalie Yamb, la Dame de Sochi. « Tu ne peux pas être pro-Afrique si tu n’es pas viscéralement anti-français », a fait remarquer la nouvelle égérie du panafricanisme, avant d’ajouter : « Seuls les fous aiment leur tortionnaire, leur violeur ou leur colonisateur, ou veulent discuter avec lui. Il n’y a aucun besoin de dialogue. Nous voulons une rupture nette et définitive. » La SuisseCamerounaise, expulsée de Côte d’Ivoire, conclut son tweet par ce hastag : « #FranceDégage ».


Afficher les commentaires
Articles les plus lus