« Blaise Compaoré devrait venir répondre » : Veuve de Thomas Sankara

Affaire Thomas Sankara, le ton monte déjà, le procès suspendu
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 12 octobre 2021 à 10:57 | mis à jour le 12 octobre 2021 à 11:05

Le procès de l'assassinat de Thomas Sankara s'est ouvert, le 11 octobre 2021. La veuve du défunt capitaine révolutionnaire exige la comparution de Blaise Compaoré, principal accusé dans cette affaire.

Affaire Thomas Sankara : Le ton monte déjà, le procès suspendu

À la Salle des banquets de Ouaga 2000, qui sert de salle d'audience au tribunal militaire de Ouagadougou, le ton est déjà à son paroxysme dans l'affaire de l'assassinat de Thomas Sankara. 34 ans après ce coup de force qui a frappé le pays des hommes intègres, nombreux sont les Burkinabè et autres observateurs qui attendent de savoir toute la vérité sur ce qui a bien pu se passer le jeudi 15 octobre 1987 à la salle du Conseil de l'Entente.

« Nous voulons que ce procès soit exemplaire », a indiqué d'entrée Guy Hervé Kam, avocat des parties civiles. « On veut la vérité. La justice a suffisamment d’éléments pour aller au bout de ce procès, sinon c’est triste », a déclaré pour sa part Mariam Sankara, la veuve de l'ancien chef d'État du Faso. Avant d'ajouter : « L’homme ne devrait pas avoir peur d’assumer ce qu’il a fait. Blaise Compaoré devrait venir répondre. »

Le président déchu, Blaise Compaoré, principal accusé, et 14 de ses coaccusés, dont Hyacinthe Kafando, présumé chef du commando, ont été inculpés pour « attentat à la sûreté de l’État, assassinat, faux en écriture publique et recel de cadavres ».

Mais dès l'ouverture du procès, des avocats de la défense ont estimé n'avoir pas eu assez de temps pour consulter « les 20 000 pièces du dossier ». Tout en accédant à leur requête pour un report de l'audience, Urbain Méda, Président du tribunal militaire de Ouagadougou, leur a accordé deux semaines en lieu et place d'un mois qu'ils demandaient. Le procès devrait donc reprendre le 25 octobre prochain.

Notons toutefois que le général Gilbert Diendéré, qui purge déjà une peine de 20 ans dans le dossier du coup d’État manqué de 2015, et onze autres militaires accusés dans l'affaire Sankaré, étaient présents à l’ouverture du procès.


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