Mali : RFI met à nu des exactions imputables à l' armée malienne

« Des sanctions disciplinaires ont été prises » contre l'armée malienne
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 12 octobre 2021 à 12:06 | mis à jour le 12 octobre 2021 à 12:54

L'armée malienne est au coeur d'une vive polémique portant sur des exactions sur des civils dans la localité de Sofara. RFI indique avoir reçu des témoignages dans ce sens.

« Des sanctions disciplinaires ont été prises » contre l'armée malienne

Confrontée à la lutte contre le terrorisme depuis 2012, l' armée malienne est en première ligne pour assurer l'intégrité du territoire national et la sécurité des personnes et des biens. Mais dans l'accomplissement de ces missions régaliennes, les FAMa (Forces armées maliennes) font le plus souvent face à des accusations des plus gravissimes.

À en croire Radio France Internationale (RFI), qui dit avoir été contactée par diverses sources locales, des soldats maliens se seraient adonnés à « des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires dans la localité de Sofara », dans la région de Mopti. Des vidéos de ces exactions ont d'ailleurs été publiées sur les réseaux sociaux.

L'interrogatoire musclé d'un Imam, soupçonné d'être de mèche avec des djihadistes, la découverte d'un charnier constitué par des dizaines de cadavres portant des marques de tortures, l'interpellation d'environ une centaine de personnes, à majorité des Peules, sont autant de reproches qui sont faits aux hommes du colonel Assimi Goita, président de la transition malienne.

Le confrère indique par ailleurs que l'armée malienne a reconnu en partie ces exactions et « des sanctions disciplinaires ont été prises » contre les militaires fautifs. « Vingt-deux personnes ont été arrêtées et sont actuellement à la gendarmerie de Sévaré pour fins d’enquête », indique une source proche des FAMa, avant d'ajouter : « Pour le reste tout est faux. On cherche à porter atteinte à la crédibilité des Fama. »

Ces accusations interviennent, alors que le ton est monté d'un cran entre Paris et Bamako à propos de supposées discussions entre les autorités maliennes et le groupe de sécurité privée russe Wagner en vue de la formation de l'armée malienne et de la protection d'officiels Maliens.


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