Agressions sexuelles: Koffi Olomidé devant la Cour d'appel de Versailles

Koffi Olomidé : « Je n'ai jamais séquestré ces filles »
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 26 octobre 2021 à 12:39 | mis à jour le 26 octobre 2021 à 12:39

Accablé par plusieurs chefs d'accusation, Koffi Olomidé les a tous rejetés en bloc devant la Cour d'appel de Versailles, où il comparaissait, lundi 25 octobre 2021, avec en face, ses présumées victimes.

Koffi Olomidé : « Je n'ai jamais séquestré ces filles »

Contrairement aux audiences en première instance ou même lors de l'instruction de son dossier, où il avait brillé par son absence, Koffi Olomidé était bel et bien présent, lundi 25 octobre 2021, dans le box des accusés de la Cour d'appel de Versailles.

Le grand Mopao est en effet accusé d'enlèvements, séquestrations, aide à l'entrée et au séjour irrégulier, absence de rémunérations, viols, violences sexuelles... Accusations portées contre lui par quatre de ses anciennes danseuses. Des faits qui se sont produits entre 2002 et 2006.

Vu la gravité des faits à lui reprochés, et voulant plaider sa cause face à la justice française, la star congolaise a dû ajourner son concert pour se présenter effectivement lors de l'audience du lundi. Les plaignantes, présentes, à cette audience, s'étaient toutefois murées dans un silence. Quoi que l'une d'entre elles, mineure lors des faits, a pris la parole tout en pleurs à la barre.

Aussi, après que la présidente de la chambre correctionnelle de Versailles ait égrené le chapelet de griefs portés contre lui, Antoine Agbepa Mumba (nom à l'état civil de Koffi Olomidé a-t-il rejeté en bloc ces accusations. « On me présente comme un monstre, comme un diable, c'est terrible », s'est-il défendu. Avant d'ajouter : « Je n'ai jamais séquestré ces filles... Moi j'ai cherché à les protéger et elles ont trahi ma confiance. »

Le parquet ne semble cependant pas s'aligner sur cette ligne de défense de Koffi Olomidé. Le procureur a donc appelé la cour d'appel de Versailles de le reconnaître coupable des faits et de le condamner à huit ans de prison ferme.

La chambre correctionnelle suivra-t-elle la réquisition du procureur ? Telle est l'interrogation qui taraude les esprits aussi sur les bords de la Seine que sur le continent africain où le roi de la Rumba compte de millions de fans.


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