Burkina : Un accusé révèle l'identité des tueurs de Thomas Sankara

Burkina : Un accusé révèle l'identité des tueurs de Thomas Sankara
Par K. Richard Kouassi
Publié le 28 octobre 2021 à 10:32 | mis à jour le 28 octobre 2021 à 12:04

Mardi 26 octobre 2021, le procès de l'assassinat de Thomas Sankara s'est poursuivi devant le tribunal militaire de Ouagadougou, avec l'interrogatoire des accusés. Yamba Elysée Ilboudo est revenu sur les détails de l'opération qui a conduit à la mort du capitaine burkinabè et douze de ses compagnons.

Qui a tué Thomas Sankara ?

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara, ainsi que douze de ses compagnons, ont été assassinés. Au moment des faits, Yamba Elysée Ilboudo occupait le rang de soldat de première classe. Accusé dans l'affaire du meurtre de l'ancien président du Burkina Faso, il a raconté dans les détails, comment l'opération a été menée.

Il raconte que Blaise Compaoré, homme de confiance de Thomas Sankara et numéro 2 du régime, était bel et bien informé de l'opération. Yamba Elysée Ilboudo révèle que Hyacinthe, le responsable de la sécurité du frère ainé de François Compaoré, l'a contacté alors qu'il n'était pas de garde. Ils ont d'abord fait un tour à la résidence de Blaise Compaoré avant de prendre la direction du Conseil de l'Entente où se trouvait le capitaine Sankara.

Selon le témoignage de Yamba Elysée Ilboudo, Hyacinthe Kafanda a donné des instructions fermes aux hommes qui étaient avec lui. Une fois au Conseil de l'Entente, à peine descendus des véhicules, le commando a ouvert le feu. "Quand le véhicule a défoncé la porte, Hyacinthe et ses hommes sont descendus et ont ouvert le feu dans le désordre tuant l'un des gardes du président Sankara", a déclaré le témoin à la barre.

Surpris par ces coups de feu, Thomas Sankara a pointé son nez dehors pour avoir une idée de la situation. Yamba Elysée a clairement cité Hyacinthe Kafando et Maïga comme étant les assassins du capitaine Sankara. Cependant, l'accusé assure n'avoir joué aucun rôle dans le meurtre du père de la Révolution burkinabè, car il était sagement resté assis dans le véhicule, observant la scène.


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