Lôh-Djiboua : Simone Ehivet confie une délicate mission à Boga Sako

Simone Ehivet livre « la feuille de la route de la réconciliation » à Dr Boga Sako
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 06 décembre 2021 à 09:57 | mis à jour le 06 décembre 2021 à 09:57

Simone Ehivet était dans le Lôh-Djiboua, le samedi 4 décembre 2021, à la cérémonie de purification de Dr Boga Sako Gervais. À cette occasion, l'ancienne Première Dame a confié une importante mission au fondateur du FIDHOP.

Simone Ehivet livre « la feuille de la route de la réconciliation » à Dr Boga Sako

De retour en Côte d'Ivoire après une décennie d'exil, Dr Boga Sako Gervais était à Nébo, son village maternel situé à Divo, dans le Lôh-Djiboua, pour une cérémonie de purification. Invitée d'honneur, Simone Ehivet n'a pas manqué de confier une mission au président de la Fondation ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie politique (FIDHOP). Une mission des plus délicate, faut-il l'avouer, car il s'agit d'oeuvrer à une réconciliation dans cette localité, où les populations autochtones et celles venues d'ailleurs continuent de se regarder en chiens de faïence.

Boga Sako, je me tourne vers toi. Toi qui es le défenseur de la justice, du droit, de la droiture. Je voudrais te demander, au niveau de cette Sous-Préfecture, de travailler à la vraie réconciliation entre tes parents et les populations venues d’ailleurs que vous avez accueillies ici et qui sont installées ici. »

À propos de cette réconciliation qu’elle prône, Simone Ehivet Gbagbo indique clairement qu’il ne devrait s’agir d’une simple cérémonie organisée dans une salle avec des accolades hypocrites et des photos. Pour l’ancienne Députée d’Abobo, il s’agit de faire asseoir ensemble victimes et bourreaux pour parler. « Amener les coupables d’actes répréhensibles à demander humblement pardon aux victimes. Réussir à obtenir des victimes qu’elles aussi elles pardonnent sincèrement et définitivement aux coupables repentis », a poursuivi Simone Ehivet.

L’épouse de Laurent Gbagbo (en instance de divorce) reconnait cependant qu’il « est difficile de pardonner à un coupable qui refuse de se repentir ». Mais les coupables repentis doivent exister et doivent être nombreux. « Organiser les restitutions des terres », voici une autre délicate mission que Simone Gbagbo confie au militant des Droits de l’homme, car, précise-t-elle : « Des terres ont été arrachées à leurs propriétaires ». Des conflits fonciers ont par ailleurs cours dans plusieurs localités ivoiriennes, parce que des personnes ont bradé des terres à plusieurs personnes.

Organiser le dédommagement des victimes et engager des procédures judiciaires à l’encontre des coupables non repentis. « Si on n’observe pas cette feuille de route, on ne peut pas réussir la vraie réconciliation.

« Je te connais, tu en as la capacité. Tu n’as pas seulement le verbe, mais tu as aussi le coeur », s’est rassurée l’ancienne Première Dame de Côte d’Ivoire.




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