Viré de l'Université de Rouen : Franklin Nyamsi dénonce une répression

Viré de l'Université de Rouen : Franklin Nyamsi dénonce une répression
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 décembre 2021 à 16:32 | mis à jour le 08 décembre 2021 à 17:03

Franklin Nyamsi n'est plus en fonction à l'Université de Rouen depuis le mercredi 8 décembre 2021. Le conseiller spécial de Guillaume Kigabfori Soro a fait l'annonce lui-même sur son compte Twitter. Le Camerounais a ouvertement accusé Alassane Ouattara et Emmanuel Macron d'être à l'origine de son renvoi.

Franklin Nyamsi : "Je suis un persécuté politique"

L'Université de Rouen en France a décidé de se séparer de Franklin Nyamsi. En effet, dans une publication sur son compte Twitter, l'écrivain camerounais annonce que le rectorat a ordonné le mercredi 8 décembre 2021 que lui soient retirés ses services d'enseignement en classes préparatoires aux métiers du professorat, en raison de ses "opinions politiques exprimées sur la politique française" sur ses sites internet.

Pour Franklin Nyamsi, il s'agit purement et simplement d'une manoeuvre d'Emmanuel Macron et d'Alassane Ouattara. "Ainsi la répression politico-administrative arbitraire contre ma personne pour mes activités citoyennes et intellectuelles reprend donc de plus belle sous le régime Macron-Le Drian, à l’instigation notamment de la dictature d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et de toute la Françafrique. Aucune faute pédagogique ou professionnelle ne m’est reprochée. Je suis donc purement et simplement un persécuté politique en France. Que l’Histoire me soit témoin !", a ajouté le proche de Guillaume Kigabfori Soro sur Twitter.

On peut dire que la situation se complique pour Franklin Nyamsi. L'écrivain d'origine camerounaise a décrié récemment la clôture de ses comptes domiciliés à la Société Générale banque française. "J'ai décidé de protester et de dénoncer publiquement cette mesure d'autant plus arbitraire que Mme Véronique Modard, la conseillère de la Société Générale banque française, fortement représentée en Afrique, qu'il n'y avait pas de motif à cette décision", s'était-il offusqué.

Franklin Nyamsi n'a pas hésité à décrier un harcèlement de la part de la banque, qui serait appuyée par des "dictateurs africains, dont M. Alassane Ouattara".


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