Bénin: La justice décriée après les condamnations d'opposants

Bénin-Condamnation de Reckya Madougou: La Justice béninoise sous le feu des critiques
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 15 décembre 2021 à 18:42 | mis à jour le 15 décembre 2021 à 18:42

Au Bénin, la justice fait l'objet de vives critiques suite aux condamnations de Reckya Madougou et Joël Aïvo, deux opposants au régime du président Patrice Talon.

Gerddes-Afrique à propos des condamnations d'opposants béninois : « Ce rétropédalage n’honore pas le Bénin »

Les condamnations prononcées contre les opposants au président Patrice Talon, Joël Aïvo et Reckya Madougou, continuent de susciter une vague d'indignation au Bénin. Après les États-Unis, Gerddes-Afrique de l’avocat Sadikou Alao vient de donner de la voix. Dans un communiqué de presse publié, mardi, l'organisation déplore les procès ayant conduit à la condamnation des deux opposants. Gerddes-Afrique et son président jugent en effet regrettable que de tels procès se tiennent encore au Bénin en 2021.

« Ce rétropédalage n’honore pas le Bénin », a fait savoir Sadikou Alao, espérant que le président de la République, Patrice Talon, saisira « cette occasion pour rétablir les personnes condamnées dans leurs droits à travers une loi d’amnistie ». Le Groupe souhaite cette loi d’amnistie pour la libération de « tous les détenus politiques et le retour de tous les exilés politiques afin que le Bénin reprenne sa route vers la démocratie et la bonne Gouvernance ».


Avant Gerddes-Afrique, le département d'État américain avait, par la voix de son porte-parole Sir Ned Press, soulevé « de graves inquiétudes quant à l’ingérence politique dans le système de justice pénale du Bénin », dénonçant au passage un « ciblage systématique des personnalités politiques de l’opposition ». Joël Aïvo, faut-il le rappeler, a écopé, le 7 décembre dernier, de 10 ans d'emprisonnement à l'issue de son procès. Détenu depuis huit mois, le candidat recalé à la présidentielle d'avril 2021 a été reconnu coupable par la justice béninoise des accusations de "complot contre l'autorité de l'État" et "blanchiment de capitaux". L'opposante Reckya Madougou a, quant à elle, écopé de 20 ans de prison pour complicité de terrorisme et financement du terrorisme.


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