Bénin : Deux militaires tués dans l'explosion d'une mine traditionnelle

Bénin : Deux militaires tués dans l'explosion d'une mine traditionnelle
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 07 janvier 2022 à 17:47 | mis à jour le 07 janvier 2022 à 17:47

Dans le nord du Bénin, l'explosion d'une mine traditionnelle a fait au moins deux morts dans les rangs de l'armée régulière. L'incident a eu lieu jeudi 6 janvier près de la frontière avec le Burkina Faso.

Bénin : L'explosion d'une mine traditionnelle fait deux militaires tués

Jeudi 6 janvier 2022 , un véhicule militaire a déclenché un engin explosif dans le département de l'Atacora, près du parc de la Pendjari. Selon une source sécuritaire, citée par RFI, un soldat est mort sur le champ et le second aurait succombé après son évacuation, précisant que "rien n'a été dit sur la présence d’éventuels blessés". Pour l'heure, le gouvernement et l'armée n'ont pas fait de déclaration officielle.

Selon nos informations, confirmées par plusieurs sources dont l' AFP, c’est un véhicule de transport de troupes qui a été soufflé par l’explosion. Des renforts terrestres ont été immédiatement mobilisés pour évacuer les victimes et procéder à des opérations de ratissage dans le secteur. C’est la seconde fois qu’un véhicule de l’armée saute sur un engin explosif improvisé IED. La première attaque de ce genre, début décembre, avait fait quatre blessés légers.

Ce nouvel incident intervient huit jours après une déclaration du président Talon devant le Parlement, assurant que le Bénin allait « renforcer » son dispositif militaire pour tenter de mettre fin aux incursions de djihadistes venus du Niger et du Burkina Faso voisins. Dans le nord, l'armée a été la cible début décembre de deux attaques djihadistes qualifiées d' «ignobles» par le président Patrice Talon, les premières reconnues officiellement par les autorités.

La menace, rappelons-le, est prise au sérieux. Des zones frontalières avec le Burkina Faso et le Niger en passant par les parcs nationaux de la Pendjari et du W, le nord-ouest du Bénin sont désormais «formellement déconseillés» en raison «d'activités possibles de groupes armés et du risque d’enlèvement». Ce week-end le chef d’état-major de l’armée de terre, Fructueux Gbaguidi, était aux côtés des centaines de soldats déployés dans la zone.




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