Serge Bilé crie son indignation à Marcel Amon Tanoh

Serge Bilé crie son indignation à Marcel Amon Tanoh
Par K. Richard Kouassi
Publié le 09 janvier 2022 à 13:06 | mis à jour le 09 janvier 2022 à 13:06

La nomination de Marcel Amon Tanoh à la tête du secrétariat du Conseil de l'Entente continue de faire des vagues. Dans une publication sur sa page Facebook, l'écrivain Serge Bilé a tiré à boulets rouges sur l'ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères.

Serge Bilé accuse Marcel Amon Tanoh d'avoir retourné sa veste

Après un court séjour dans l'opposition, Marcel Amon Tanoh a vite fait de rejoindre Alassane Ouattara. Ancien ministre des Affaires étrangères, l'homme de 70 ans avait pourtant crié sur tous les toits qu'il était prêt à "mourir pour libérer notre pays de la dictature d'Alassane Ouattara". Le fils de Lambert Tanoh avait ajouté qu'il ne reculerait devant rien. En tout cas, l'ex-chef de la diplomatie a galvanisé les foules au stade Félix Houphouët-Boigny en octobre 2020 à l'occasion d'un meeting de l'opposition contre la candidature de Ouattara.

Plus d'un an après, Amon Tanoh a changé de position. Le diplômé de l'Université Paris-VIII a tourné le dos à Henri Konan Bédié et autres. Il vient d'être nommé par Alassane Ouattara au Conseil de l'Entente. Serge Bilé supporte mal ce volte-face de l'ancien ministre.

"Il y a un an Marcel Amon-Tanoh posait fièrement sur Facebook avec mon livre « Mes années Houphouet ». L’ancien ministre ivoirien des Affaires Etrangères avait quelques jours plus tard pourfendu publiquement le coup d’état constitutionnel de son ancien mentor: « Nous sommes prêts à mourir pour libérer notre pays de la dictature d’Alassane Ouattara. Nous ne reculerons plus devant rien", a rappelé l'écrivain franco-ivoirien.

L'ex-présentateur télé a martelé qu' "un an plus tard, le souz retourne sa veste et prend la tête du Conseil de l'Entente". La soupe est trop bonne ou plutôt le pèpè soupe est trop bon… En 1992, après l’emprisonnement des opposants, j’avais dénoncé à la télévision ivoirienne la « mascarade ». En 2020, après l’exploitation politicienne de la pandémie, j’avais évoqué la « misère morale ». Aujourd’hui « mascarade » et « misère morale » se marient dans l’indignité. Et dire qu’il y a des gens qui n’ont pas d’argent pour manger à leur faim et qui ne peuvent pas se soigner correctement qui défendent bec et ongles de tels dirigeants. Bref, je retourne à mes livres…", a commenté Serge Bilé sur Facebook.




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