Litige foncier Sicogi-Riviera Golf : Le ministère de la Construction accusé

Litige foncier à la Sicogi Riviera Golf: Le ministère de la Construction accusé
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 janvier 2022 à 11:41 | mis à jour le 17 janvier 2022 à 11:47

Le site de la réserve foncière de la SICOGI Riviera Golf est au cœur d'un litige entre les populations riveraines, la SICOGI et la société immobilière Twins. Le ministère de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme, qui dit avoir initié des médiations de conciliation entre les différents protagonistes, a annoncé une issue favorable. Mais l'acte du ministère dirigé par le Ministre Bruno Nabagné Koné, est jugé "abusif" par certains.

Fin de litige SICOGI-Riviera Golf : "Bruno Koné n’aurait pas dit la vérité"

Le ministère de la Construction du Logement et de l'Urbanisme a déclaré la fin du litige foncier qui opposait, sur une réserve foncière de la SICOGI à la Riviera Golf, les populations riveraines de la Cité "les 10 tours de la Riviera Golf "et la Sicogi et la société immobilière Twins. Une issue favorable intervenue suite à une démarche d'écoute et de proximité du ministre Bruno Koné auprès des habitants de la cité et l'ensemble des populations riveraines de la Riviera Golf.

Selon un communiqué, le ministre de la Construction a rassuré sur l'issue heureuse du conflit grâce aux instructions du président de la République, Alassane Ouattara, et du Premier ministre Patrick Achi, avec une solution acceptée par toutes les parties, notamment l'arrêt immédiat des travaux, du retrait de la société immobilière Twins du site, suivi de son remboursement et de la restitution totale de l'espace aux riverains.

Au cours d'une visite dite surprise, jeudi 13 janvier 2022, sur le site, Bruno Koné a réaffirmé sa détermination en faveur de la préservation des espaces verts dans toutes les opérations d'urbanisme en Côte d’Ivoire, en annonçant la libération et la restitution totale de la partie commune, objet de litige, au syndicat des copropriétaires de la cité.

Mais selon des plaignants, il ne s’agissait pas d’une visite surprise, mais plutôt d’une visite préméditée, dans un esprit de meeting, vu que de nombreux résidents étaient présents, y compris les premiers responsables de syndicats contestataires, alors que nombreux parmi ceux qui sont favorables à l’opération, n’étaient pas présents.

A en croire des experts de l'immobilier, il n’y a aucun litige entre les populations riveraines et Twins d’une part, et d’autre part, aucun conflit entre la SICOGI et la société immobilière Twins, comme le laisse croire le ministère de la Construction. "Il y a juste que certains membres d’un syndicat s’opposent à la propriété acquise par Twins, en rapport avec leurs propres intérêts", disent-ils.

Puis d'ajouter : "La vraie motivation de certains membres dudit syndic est moins de préserver un «espace vert » qui n’en était déjà pas un que d’aménager l’espace, à travers un projet pour lequel ils comptent lever des fonds, donc pour lequel ils auront, sans doute, des partenaires immobiliers, s’ils ne les ont déjà".

Pour eux, il est totalement abusif de parler d’une « solution acceptée par toutes les parties ». Et ce, d’autant plus que les autres parties ne se sont pas exprimées. "Twins ne se reconnait pas dans cette affirmation", martèle une source proche de la société immobilière.




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