Agression sexuelle: Gilles Huberson, ex-ambassadeur de France en CI, sanctionné

L' ambassadeur de France Gilles Huberson
Par Eugène SAHI
Publié le 18 janvier 2022 à 13:29 | mis à jour le 18 janvier 2022 à 13:29

Accusé d’agressions sexuelles par plusieurs femmes subordonnées, l'ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Gilles Huberson a écopé d’une sanction disciplinaire.

L'ambassadeur de France Gilles Huberson a été mis à la retraite anticipée

Âgé de 61 ans, Gilles Huberson a été mis à la retraite d’office. L’information a été donnée dans un document interne, consulté par Médiapart qui indique que le diplomate a fait l’objet de cette sanction par mesure disciplinaire le 15 novembre 2021. Il était accusé, par au moins cinq femmes, de violences sexistes et sexuelles. Des faits qui se seraient déroulés au Mali où le diplomate a été ambassadeur de 2013 à 2016, puis en Côte d’Ivoire où deux femmes ont porté plainte contre le diplomate français alors qu’il y était en fonction.

Gilles Huberson a fait appel devant le Conseil d'État

C’est en 2020 que Médiapart révèle que Gilles Huberson est accusé de violences sexistes et sexuelles par "au moins cinq femmes" qui se sont tournées vers le déontologue du Quai d’Orsay pour dénoncer des remarques dégradantes et des gestes à connotation sexuelle non désirés.

Contacté par Mediapart, le Quai d’Orsay a simplement confirmé que des “vérifications sont toujours en cours”. Le quotidien en ligne a par ailleurs obtenu plusieurs éléments concernant les témoignages et récits, même si, relève-t-il, toutes les femmes contactées ont refusé de parler de peur que cela ait un impact sur leur carrière.

Si les victimes ont pu être entendues dans cette affaire, c’est notamment grâce à une cellule d’écoute baptisée « Tolérance Zéro », réservée aux personnels du Quai d’Orsay, victimes de violences sexistes et sexuelles, mise en place en 2018.

Le déontologue, jugeant les faits graves, a lui-même saisi le ministère pour lancer une enquête administrative. Cette dernière aurait notamment débouché sur une inspection générale menée au mois de juillet au cours de laquelle d’autres témoins ont également été entendus. Notons que Gilles Huberson a fait appel de cette décision devant le Conseil d'État.




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