Des mutins arrêtent Christian Roch Kaboré suite à des tirs à Ouagadougou

Des mutins arrêtent Christian Roch Kaboré
Par Eugène SAHI
Publié le 24 janvier 2022 à 10:19 | mis à jour le 24 janvier 2022 à 10:19

Quelle est la situation réelle du président du Burkina Faso? Le président Christian Roch Kaboré est annoncé être renversé par un coup d'Etat mené par le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Burkina Faso: Le président Roch Kaboré détenu dans un camp militaire

Des tirs ont été entendus dimanche nuit à Ouagadougou près de la résidence de Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso en proie à des violences jihadistes où des mutineries ont eu lieu dans plusieurs casernes, ont rapporté des habitants à l'AFP. Un hélicoptère, tous feux éteints, a également survolé le quartier de la Patte d'oie où se situe la résidence, au moment où avaient lieu les tirs qui, d'abord nourris, sont devenus ensuite plus sporadiques, selon des habitants du quartier.

Roch Marc Christian Kaboré serait détenu, ce lundi 24 janvier, par des soldats mutins dans un camp militaire, ont indiqué des sources à France 24, au lendemain d'une journée de manifestations contre le pouvoir, marquée par des mutineries dans plusieurs casernes du pays. Des tirs ont été entendus en fin de journée près de la résidence du chef de l'État, accusé par une grande partie de la population excédée par la violence, d'être "incapable" de contrer les groupes jihadistes, rapporte le média francais.

Le gouvernment a réagi en reconnaissant ces tirs dans plusieurs casernes, démentant cependant "une prise de pouvoir par l'armée". Dimanche soir, le président Kaboré a décrété "jusqu'à nouvel ordre", à partir de dimanche, un couvre-feu de 20H00 à 05H30 (locales et GMT). "Nous voulons des moyens adaptés à la lutte" anti-jihadiste "et des effectifs conséquents", ainsi que le "remplacement" des plus hauts gradés de l'armée nationale, indique dans un enregistrement sonore parvenu à l'AFP un militaire de la caserne Sangoulé Lamizana, sous couvert de l'anonymat.

Il a en outre souhaité "une meilleure prise en charge des blessés" lors des attaques et des combats avec les jihadistes, ainsi que "des familles des défunts". Ce militaire n'a pas réclamé le départ du président burkinabè Roch Christian Kaboré, accusé par une grande partie de la population excédée par la violence, d'être "incapable" de contrer les groupes jihadistes. Au pouvoir depuis 2015, Roch Marc Christian Kaboré a été réélu en 2020 sur la promesse de faire de la lutte anti-jihadiste sa priorité.




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