Coups d’Etat en Afrique : Un proche de Poutine fait des aveux

Coups d’Etat en Afrique : Un proche de Poutine fait des aveux
Par K. Richard Kouassi
Publié le 26 janvier 2022 à 17:26 | mis à jour le 26 janvier 2022 à 17:29

Avec la situation au Burkina Faso, la question des coups d’Etat en Afrique fait réagir. Evgueni Prigojhine, un proche du président russe Vladmir Poutine, a plutôt salué le renversement de Marc Christian Roch Kaboré.

Coups d’ Etat en Afrique : Evgueni Prigojine accuse l'Occident

Marc Christian Roch Kaboré est tombé. L'homme de 64 ans a été renversé le lundi 24 janvier 2022 alors qu'il était au pouvoir pour un second mandat. La chute de l'ex-président du Burkina Faso, après celle d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au Mali et Alpha Condé en Guinée, a remis sur la table le brûlant sujet des coups d’Etat en Afrique.

À ce sujet, Evgueni Prigojine, proche de Vladmir Poutine, a donné son point de vue sur l'évincement de Roch Kaboré du Palais de Kosyam. Pour lui, il s'agit d'une "nouvelle ère de décolonisation", en Afrique, rapporte Le Monde.

"Tous ces soi-disant coups d’Etat sont dus au fait que l’Occident essaie de gouverner les Etats et de supprimer leurs priorités nationales, d’imposer des valeurs étrangères aux Africains, parfois en se moquant clairement d’eux", a martelé Evguen Prigojine.

L'homme d'affaires russe a également fait savoir qu'il "n'est pas surprenant que de nombreux Etats africains cherchent à se libérer". Evgueni Prigojine pense que les coups d'Etat en Afrique se produisent "parce que l’Occident essaie de maintenir la population de ces pays dans un état semi-animal".

Entre 1960 et 2000, le continent africain a connu 86 coups d'Etat. Dans plusieurs pays, les pères des indépendances ont vite été remplacés par des régimes militaires. Selon le Centre d'études stratégiques d'Afrique, "les coups d’Etat sont en fin de compte des calculs froids des avantages par rapport aux coûts. Les avantages sont fabuleux – pouvoir et accès illimité aux ressources de l’État. L’attrait d’un coup d’État, par conséquent, existera toujours".

Le centre note que "les inconvénients potentiels – échec ou emprisonnement – sont probablement considérés comme gérables pour des acteurs militaires sans contraintes sous une administration civile".




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