Concours de CAFOP: Un vaste réseau de racket découvert, DREN et DDEN impliqués

Concours de CAFOP: Le racket sévit, le ministère réagit !
Par David Yala
Publié le 10 février 2022 à 13:51 | mis à jour le 11 juin 2022 à 11:39

Les dépôts des dossiers pour le Concours d’entrée au CAFOP au titre de l’année 2022, se poursuivent. Mais l’occasion semble toute trouvée pour des directeurs régionaux et départementaux de l’Education nationale (DREN et DDEN), pour se faire de l’argent sur le dos des candidats.

Concours de CAFOP: Le racket sévit, le ministère réagit !

Conformément au calendrier du concours de CAFOP 2022, la transmission des dossiers de candidature ou bordereaux d’inscription, a débuté depuis novembre 2021 pour prendre fin en mars 2022. Les épreuves écrites d’admissibilité, elles, sont prévues pour le samedi 9 avril 2022. Mais déjà, que de souffrance pour les candidats! Excédé, un internaute a vivement interpellé, sur les réseaux sociaux, la Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, sur le racket dont sont victimes les candidats lors des dépôts des dossiers de candidatures.

« En prélude aux concours d’entrée au Centre d'animation et de formation pédagogique (Cafop), lors du dépôt des dossiers dans les DREN, une somme de 3000 à 6000 FCFA, est exigée à chaque candidat comme frais de dépôt des dossiers. Alors que cette étape est gratuite. Les candidats qui ne paient pas, voient leurs dossiers de candidatures, mis à l’écart », a-t-il dénoncé. A noter que la surenchère dure depuis plusieurs années dans le silence coupable des autorités et au grand dam des candidats. Dans un communiqué en date du 09 février 2022, le ministère de l’Education nationale a réagi pour exiger l’arrêt immédiat de cette pratique et la restitution des frais indûment pris aux candidats.

« A un moment donné, il faut arrêter un peu. Le vol s’institutionnalise et c’est vraiment gênant. Quelqu’un se lève, parce qu’il est Directeur d’une administration publique dans un coin, il fixe des sommes pour des services publics qui sont en réalité gratuits. Pendant combien d’années des usagers de l’administration publique ont-ils payé ou payeront-ils encore des frais qui n’ont aucun fondement légal ? », s’interroge le journaliste ivoirien Bouanzi Taki. Il faut rappeler que ce n'est pas seulement au CAFOP que des candidats sont victimes de racket. Plusieurs témoignages ont révélé que des candidats admis à l'examen du BTS, se voient exiger de l'argent (entre 1000 et 2000) avant le retrait de leur certificat d'admissibilité à Abidjan-Plateau.


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