Coup d’État en Guinée : Malick Sankhon avait prévenu Condé

Coup d’État en Guinée : Malick Sankhon avait prévenu Condé
Par K. Richard Kouassi
Publié le 13 mars 2022 à 18:23 | mis à jour le 13 mars 2022 à 19:19

Six mois après le débarquement d’Alpha Condé de la tête de la Guinée, l’un de ses proches, Malick Sankhon, fait des révélations sur les ondes de la radio FIM FM. L’ex-directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale avoue avoir mis en garde le président déchu.

Guinée : Quand Malick Sankhon mettait en garde Alpha Condé

Malick Sankhon a affirmé à nos confrères de FIM FM qu’il a bel et bien prévenu Alpha Condé de la situation en Guinée.

"J’ai dit président, tu as donné le sentiment que je t’ai abandonné. Il a dit : ‘mais c’est sur la place publique. Tout le monde sait que tu m’as abandonné’. Je lui ai dit : ‘je n’ai plus accès à toi. Je ne te téléphone pas. Je ne connais pas ton numéro. Ce jour-là, il a sorti un numéro français. Il me l’a donné en me disant de l’appeler sur ça désormais. (…). Je lui ai dit fory, nous allons droit au mur. Aujourd’hui, la situation est très difficile, parce que nous n’avons pas une lisibilité. Tous les corps intermédiaires du pays sont morts. Notamment les partis d’opposition, le Syndicat, la Société civile. La seule force qui reste en face, c’est l’armée. Donc, dès l’instant qu’il y a dysfonctionnement, c’est le seul groupe qui est à même de prendre le pouvoir", a fait savoir le proche de Condé.

Poursuivant, il a assumé sa part de responsabilité dans la situation qui prévaut en Guinée. Malick Sankhon a sincèrement demandé pardon aux Guinéens. "Je n’ai jamais voulu que notre pays soit dans de telles situations. Ce que je souhaite maintenant, puisqu’il faut se tourner vers l’avenir, nous avons des jeunes qui sont arrivés au pouvoir, je considère qu’on doit leur donner cette chance de redresser le pays et nous emmener aux élections. Donc, nous attendons que le CNT fixe la date des élections et que les règles soient connues, afin qu’on puisse réellement s’engager dans quoi que ce soit. La priorité aujourd’hui, ce n’est pas de mettre quelqu’un à la tête du RPG Arc-en-ciel. La priorité, c’est le retour à l’ordre constitutionnel. Maintenant, ce que nous voulons, c’est un nouveau départ", s'est-il exprimé.




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