Autosuffisance de la Côte d'Ivoire en poissons: Les recettes de Sidi Touré

Selon le ministre Sidi Touré, la Côte d’Ivoire ne produit que 17% de sa consommation en poissons
Par Mael Espoir
Publié le 20 mai 2022 à 13:04 | mis à jour le 20 mai 2022 à 13:04

« L’autosuffisance en protéines animales et halieutiques face au défi de l’employabilité de la jeunesse » était au centre des échanges entre le Ministre Sidi Touré et la presse ivoirienne, jeudi 19 mai 2022, à la Maison de la Presse d’Abidjan. C’était au cours du petit déjeuner de presse, organisé par l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).

Selon le ministre Sidi Touré, la Côte d’Ivoire ne produit que 17% de sa consommation en poissons

Le Ministre Sidi Touré s’est longuement prononcé, au cours de son intervention, sur l’autosuffisance de la Côte d’Ivoire en protéines animales et halieutiques et le vaste marché d’emplois que présente ce secteur.

Il a relevé le vide à combler au niveau des produits halieutiques et animales, insistant sur le fait que la Côte d’Ivoire, actuellement, ne produit que 17% de sa consommation en poissons et 30% de celle en protéines animales.

Le gouvernement ivoirien en général et le ministère des ressources animales et halieutiques, dans le but de combler ce déficit, ont pris des dispositions. « Cela se traduira par l’allègement de la pénibilité du travail, la réduction du coût des facteurs de production pour une meilleure rentabilité toute chose à même d’attirer les jeunes dans les différentes chaines de valeur du secteur », a-t-il déclaré.

« La vision de développement pour le secteur des ressources animales et halieutiques que nous soutenons est une prospérité portée par des systèmes de production attractifs, tournés vers le marché, respectueux de l’environnement et de la biodiversité. Cette vision est basée sur des systèmes de production modernes, fortement centrée sur la promotion de Petites et Moyennes Exploitations (PME) de production animale, de pêche et d’aquaculture», a-t-il poursuivi.

Le ministre Sidi Touré et son équipe ont également élaboré de nouvelles stratégies faisant référence à une politique hardie de respect de la biodiversité, dénommée la Politique Nationale de Développement de l’élevage, de la Pêche et de l’aquaculture (PONADEPA 2022-2026).

Cette politique est l’expression de la volonté du gouvernement de faire de ce secteur une source de croissance économique à l’horizon 2026. Ainsi, dira Sidi Touré, l'ambition de la Côte d'Ivoire, est de réussir le pari : d’un secteur des ressources animales et halieutiques, source de création de richesses, d’emplois décents, pour une alimentation saine, nutritive et suffisante, respectueuse de l’environnement et de la biodiversité.

Ce qui permettra d’atteindre une nette amélioration de la production nationale dans les différentes filières du secteur.

Cette production représentera plus de 65 % des besoins de consommation des populations en produits animaux et halieutiques en 2026 contre 26,7% en 2019.

Toute chose qui réduira substantiellement les importations en produits animaux et halieutiques et la sortie de devise de plus de 400 milliards de FCFA. - la création de plus de 700 000 emplois directs et 1 500 000 emplois indirects.

La mise en œuvre de cette nouvelle Politique nationale s’attachera à réaliser les investissements importants attendus pour un progrès significatif, à savoir : la réhabilitation des infrastructures ; la structuration des filières animales et halieutiques ; la veille sanitaire et la protection du cheptel contre les épizooties et les zoonoses ; et le renforcement de la gouvernance pour attirer et sécuriser les investissements privés.

Pour les cinq (5) années à venir, la PONADEPA (2022-2026) mettra un accent particulier sur la bonne gouvernance, notamment, la modernisation et le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire. Toute chose qui permettra de lever toutes les entraves qui handicapent le développement durable en impliquant davantage le secteur privé.

Selon le ministre Sidi Touré, il s’agira d’exploiter, dans le cadre de Partenariats Public-Privé (PPP), tout le potentiel en termes de création de richesses et d’emplois. Les opportunités devront être accessibles à toutes les couches sociales.

Le Président de l’UNJCI, Jean Claude Coulibaly, s’est réjoui de l’importance du thème qui a été traité avant de remercier tous les participants.

Infos : Nicaise B.


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus