Manifestations au Sénégal: Ousmane Sonko et Dias défient Macky Sall

Deux morts à Dakar dans des tensions entre policiers et manifestants au Sénégal
Par Eugène SAHI
Publié le 19 juin 2022 à 00:37 | mis à jour le 19 juin 2022 à 00:37

Deux morts à Dakar dans des tensions pré-électorales, vendredi au Sénégal où trois figures de la coalition de l’opposition, « Yewwi Askan Wi » ont été arrêtées, a indiqué le porte-parole du parti Pastef, Ousseynou Ly.

Deux morts à Dakar dans des tensions entre policiers et manifestants au Sénégal

Des heurts entre jeunes et policiers ont fait deux morts vendredi à Dakar et dans le sud du Sénégal, où l'escalade verbale des dernières semaines entre pouvoir et partisans d'Ousmane Sonko a tourné à la confrontation redoutée un mois et demi avant les élections législatives.

Différents quartiers de la capitale ont été le théâtre d'affrontements entre jeunes lançant des pierres et policiers les tenant à distance à coups de gaz lacrymogènes ou les dispersant à l'aide de grenades assourdissantes dans la fumée des pneus incendiés.

Une jeune personne a péri quand un projectile a mis le feu dans un local où elle se trouvait, a indiqué un responsable de la Croix-Rouge sous couvert d’anonymat. La presse et l’opposition ont fait état d’un deuxième décès à Bignona, en Casamance (sud), où l’opposition a accusé les forces de sécurité d’avoir tiré à balles réelles.

"Même notre liberté de culte est bafouée aujourd’hui", a dit posément M. Sonko, vêtu du boubou traditionnel pour la prière, après s'être heurté à un barrage de policiers.

Le pouvoir cède à la "panique", a assuré Ousmane Sonko, troisième de la présidentielle de 2019, candidat déclaré à celle de 2024, et populaire chez les jeunes.


L'opposition dénonce l'invalidation de la liste nationale de la coalition Yewwi Askan Wi, menée par le parti d'Ousmane Sonko, comme un stratagème du président Macky Sall pour écarter ses adversaires. L'invalidation écarte des législatives Ousmane Sonko et certaines figures d'opposition.

De nombreux Sénégalais redoutaient cette montée des tensions depuis que les autorités avaient interdit mercredi à l’opposition de manifester ce vendredi après-midi. L’opposition entendait protester contre l’invalidation d’une liste nationale de candidats pour les législatives du 31 juillet. Elle avait prévenu qu’elle passerait outre à l’interdiction.


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