Tarifs onéreux du Péage de Bassam: Les transporteurs menacent

Affaire péage: Les transporteurs tirent à boulet rouge sur le ministre Amédé Kouakou
Par Eugène SAHI
Publié le 28 juin 2022 à 08:35 | mis à jour le 28 juin 2022 à 08:35

Réduire tous les coûts annoncés de la station à péage de Grand-Bassam de 50 à 70%, c'est la principale doléance exprimée par les transporteurs de Côte d'Ivoire, dans une déclaration faite lundi 27 juin 2022.

Affaire péage: Les transporteurs tirent à boulets rouges sur le ministre Amédé Kouakou

La Coordination nationale des gares routières de Côte d'Ivoire (CNGRCI) menacent d'augmenter les prix du transport en commun sur l'axe Abidjan-Grand-Bassam-Bonoua-Aboisso-Noé, si les coûts du nouveau péage installé sur l'autoroute internationale reliant Abidjan à Accra, ne baissent pas.

Lundi, monsieur Touré Adama, Président de la CNGRCI, est monté au créneau pour demander directement au chef de l'Etat de baisser ces coûts. Il dénonce une décision unilatérale sans consultation des transporteurs et auteurs partenaires avant la fixation des prix.

Par conséquent, la CNGRCI a demandé que le président Alassane Ouattara s'approprie ce dossier brûlant afin de baisser de 50 à 70% tous les prix fixé par son ministre Amédé Kouakou, en charge de l'Equipement et l'Entretien routier à travers le FER (Fonds d'entretien routier).

Afin d'éviter aux populations déjà éprouvées par la chertè de la vie, une augmentation tarifaire des mini-cars qui commercent sur cette ligne.

"Monsieur le Ministre,

Le montant minimum fixé de 1.000 FCFA n'est pas tenable pour les populations. Il faudrait que, comme pour le pont HKB ou l'autoroute du Nord, l'Etat prenne à sa charge une partie des coûts, sous forme de subvention d'ajustement, pour permettre d'afficher un tarif moins élevé aux nombreuses populations vivant à Bassam et travaillant à Abidjan et vice versa ou alors débrouillez vous pour transformer cette autoroute "ouverte" en autoroute "fermée" en créant des sorties à péage dans chacune des différentes villes qu'elle traverse afin de proposer aux usagers des tarifs différents en fonction des kilomètres parcourus. Nous constatons malheureusement qu'il n'y a aucun soutien de l'Etat dans le cas du péage de Bassam alors qu'il se justifierait beaucoup plus que pour le pont HKB. Sans aucune explication...

Monsieur le Ministre,

Où est l’urgence de ce péage qui vient rendre encore plus difficile le quotidien des Ivoiriens par rapport au service qu’il devrait normalement rendre ? Pourquoi une minorité de privilégiés veut-elle toujours rendre la vie de plus en plus infernale à une majorité de personnes ? Nous osons croire que les nombreux appels de détresse de vos populations depuis l'annonce des tarifs, ne vous laisseront pas de marbre et que vous saurez réintroduire ce dossier au prochain Conseil des Ministres afin que des décisions allant dans le sens du bien être de vos populations soient immédiatement prises. Tout simplement. Recevez nos respectueuses salutations", a réagi l'activiste Jean-Yves ESSO ESSIS.

Le transport privé terrestre est l'un des maillons les plus importants de la chaîne du développement économique et social du pays.

Jadis, la risée de tout le monde et considéré comme le secteur des incultes, le transport terrestre est devenu aujourd’hui un véritable pole d’attraction où opérateurs économiques instruits et non, pseudo syndicalistes, voleurs et autres racketteurs se côtoient à longueur de journée.


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