Guinée : Pourquoi la junte militaire dissout le FNDC

Guinée : Pourquoi la junte militaire dissout le FNDC
Par K. Richard Kouassi
Publié le 09 août 2022 à 15:13 | mis à jour le 12 septembre 2022 à 12:33

Le gouvernement de la Guinée, conduite par Mamadi Doumbouya, a annoncé la dissolution du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) dans une note publiée le samedi 6 août 2022. Il est reproché à ce mouvement de provoquer des "manifestations armées sur les voies et lieux publics".

Guinée : La junte militaire au pouvoir dissout le FNDC

La nouvelle a été annoncée à travers un arrêté émanant du ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation. En effet, la junte au pouvoir en Guinée a décidé de la dissolution du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution). Le gouvernement guinéen estime que le mouvement "à travers ses activités provoque des manifestations armées sur les voies et lieux publics".

Les autorités guinéennes vont plus loin en soutenant que le FNDC a "les agissements d'un groupement de combat ou de milices privées". "Leur mode opératoire se structure par des actions violentes au cours de manifestations interdites, des attaques contre des individus qui ne partagent pas leur idéologie, et des actions ciblées contre les forces de l’ordre", peut-on lire dans la note. Les membres du FNDC sont accusés d'agir violemment au cours des manifestations interdites ou non autorisées telles que des attaques contre des individus qui ne partagent pas leur idéologie.

Pour le pouvoir guinéen, ces actions "mettent en péril l'unité nationale" du pays. "Considérant que ce groupement de fait, organisé de manière hiérarchisée, disposant d’administrateurs et des membres violents, mettant en péril l’unité nationale, la paix publique et le vivre ensemble, ne figure pas sur la liste des organisations non gouvernementales en République de Guinée, ni sur la liste des collectifs d’association en République de Guinée et encore moins dans le répertoire des organisations non gouvernementales agréées en République de Guinée", fait savoir le ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation.


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus