Tunisie: La presse dénonce les violations de la liberté de presse

Kais Saied critiqué par la presse

Tunisie
Par Henri
Publié le 11 novembre 2022 à 17:20 | mis à jour le 11 novembre 2022 à 17:20

En proie à une crise politique et démocratique majeure, la Tunisie ne cesse de s’illustrer négativement ces dernières années sur les questions de droits de l’homme. Le président Kais Saied multiplie sans cesse les mesures liberticides envers la presse, notamment à l’approche des élections législatives. Cette situation inquiète d'ores et déjà plusieurs médias.

Tunisie: Le SNJT crie aux violations de la liberté de presse

En Tunisi, les journalistes crient au haro; ceci, à la suite de la multiplication d’agressions physiques et morales à leur encontre. A en croire le rapport du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), en l’espace d’une seule année, 232 agressions de journalistes ont été enregistrées.

Ce qui inquiète davantage les organisations de presse dans le pays, c'est que la plupart des agressions sont l’œuvre de la police.

« Si la révolution de 2011 a apporté un air de liberté aux médias tunisiens, aujourd’hui les journalistes mettent en garde contre une régression de la liberté de la presse », commente une frange partie de la presse citée par Le Monde.

Selon les chiffres, entre 2021 et 2022, la Tunisie est passée de la 73e à la 94 e place au classement de Reporters sans frontières (RSF).

Le président du SNJT, Mohamed Yassine Jelassi en colère, dénonce notamment «l’intimidation envers les journalistes et l’impunité policière, devenues une politique d’Etat », a-t-il déclaré.

Kais Saied, le bourreau de la presse?

Depuis son accession au pouvoir, le président tunisien, Kais Saied, n’entretient pas de bons rapports avec la presse. Ce dernier n’a de cesse d’envoyer des signaux inquiétants aux médias.


Il y a un mois de cela, il publiait notamment un décret considéré comme liberticide par les journalistes. Ce décret qui vise à combattre les fausses informations, prévoit une peine de prison de cinq ans et une amende de 50000 dinars (plus de 15000 euros) pour toute personne « qui utilise délibérément les réseaux de communication et les systèmes d’information pour produire, promouvoir, publier ou envoyer de fausses informations ou des rumeurs mensongères ».


+ Afficher les commentaires
Articles les plus lus