Cameroun : pourquoi le pays n'exporte plus ses poissons en Europe

Accusé de pêche illicite, les poissons du Cameroun sont interdits en Europe

Cameroun : pourquoi le pays n'exporte plus ses poissons en Europe ?
Par Team Afrique Sur 7
Publié le 06 janvier 2023 à 17:52 | mis à jour le 07 janvier 2023 à 10:13

Suite à un avertissement en février 2021, reprochant aux autorités camerounaises de ne pas suffisamment combattre la pêche illicite, Bruxelles a décidé de placer le Cameroun sur la liste des pays « non coopérants en matière de lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée ».

« Un carton rouge » pour le Cameroun, selon l’Union européenne sur les exportations du pays en poissons

La Commission européenne va demander au conseil de l’Union européenne, aux ministres des États-membres, de placer le pays sur une liste noire d’États sanctionnés. En effet depuis 2013, six autres pays en ont déjà été sanctionnés. Parmi ceux-ci figurent les Comores, la Guinée ou encore le Sri Lanka. C’est au tour du Cameroun, d’être exclu du marché européen des produits de la mer.

Virginijus Sinkervicius, commissaire européen à la Pêche, reproche aux autorités de Yaoundé de n'avoir rien fait depuis un an pour freiner la pêche illicite. Le pays de Paul Biya, dit-il, a même « continué à enregistrer des navires de pêche opérant en dehors de ses eaux sans que leurs activités ne fassent l'objet d'un quelconque suivi ». Au plan pratique, l’interdiction des produits de la pêche pour le Cameroun qui n’exporte pas en majorité vers les pays de l’Union européenne, reste un signal négatif.

Depuis 2010, l'Union européenne dit pratiquer une tolérance zéro envers la pêche illicite non déclarée et non réglementée dans certains pays d’Afrique. Et ce afin de contribuer à la préservation de la biodiversité marine.

Aperçue sous une autre forme de crime à l’égard des espèces halieutiques, la pêche illicite fait l’objet d’un commerce difficile. Le poisson et les produits de la pêche, comptés parmi les denrées alimentaires les plus convoitées et commercialisées, les gouvernements, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, le secteur privé et la société civile s’efforcent ces dernières années à y développer des solutions.

Bekanty N’ko www.afrique-sur7.ci


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