Débat franc Cfa : Un responsable de la Bceao apporte des explications

Par Parfait Dagri
Publié le 02 avril 2019 à 20:01 | mis à jour le 02 avril 2019 à 20:01

Le débat sur le franc Cfa suscite toujours autant de passion sur le continent africain notamment. Se sont prononcés sur la question, des acteurs de la vie économique africaine, le 31 mars 2019.

La Bceao défend le franc Cfa

Il est le directeur des opérations de marché à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). Mahamane Alassane Touré était sur le plateau de Rfi d’où il intervenait le dimanche 31 mars dernier sur le débat autour du franc Cfa. Le responsable de la Banque centrale a alors expliqué les motivations de la fabrication de cette monnaie, principale grief de ses détracteurs, en Europe. « La fabrication du billet n’a rien à voir avec la souveraineté monétaire. La fabrication du billet a à voir avec des exigences techniques, technologiques et des questions de sécurité. Et des questions de coûts », a fait savoir M. Touré. Puis d’ajouter que cette option, largement utilisée par la plupart des pays a fait ses preuves. En effet, a t-il indiqué, à l’inverse d’autres pays comme l’Ethiopie et l’Inde, les Etats utilisant le Cfa bénéficient d’une stabilité financière induite par la stabilité de cette monnaie. « Aujourd’hui nous on a prouvé dans l’histoire que la zone Cfa en appartenant à une union monétaire, en ayant opté pour un taux de change fixe, nous avons garanti de la stabilité, de la croissance, une faible inflation, de l’attractivité et de la visibilité au plan international. Jusqu’à ce qu’on nous prouve que ce modèle est mauvais, il va perdurer, il sera encore amélioré mais nous n’allons pas céder pour de mauvaises raisons », a promis l’émissaire de l’institution financière, invitant les uns et les autres à se départir des « faux débats » sur la souveraineté du Cfa.

L’autre point sur lequel est intervenu M. Touré porte sur les fonds de garantie. A ce niveau également, il a assuré de ce que les ressources détenues dans ces réserves ne constituaient pas une spoliation dans la mesure où les Etats africains pouvaient en user à leur guise.

« Au niveau de la zone Uemoa les réserves qui assurent la garantie de la monnaie sont à un niveau historiquement élevé. Aujourd’hui le niveau des réserves de change, c’est 12 milliards d'euros». Les réserves de change n’ont jamais été aussi élevées. Donc en réalité nos économies se portent bien. L’existence de réserves de changes à l’extérieur ne constitue pas une privation de nos économies », a t-il expliqué.


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