Tchad: Idriss Déby inhumé, les combats reprennent entre rebelles et l'armée

Tchad : La ville de Nokou est tombée au mains des rebelles
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 29 avril 2021 à 18:37 | mis à jour le 29 avril 2021 à 18:38

Les rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), affirment avoir pris le contrôle de Nokou, dans la province du Kanem, à l'ouest du pays, après d'intenses combats avec l'armée régulière.

Tchad : Nokou, une ville de l'ouest du pays, tombée aux mains des rebelles du FACT

Les rebelles tchadiens du FACT, affirment, dans un communiqué, avoir abattu, jeudi, un hélicoptère militaire de l'armée régulière tchadienne. La destruction de cet engin militaire, leur a permis d'avancer et d'entrer à Nokou, à une cinquantaine de kilomètres de Mao, une position avancée des Forces armées tchadiennes. Aussi, ne manquent-ils pas de mettre en garde contre tout survol de leurs positions. Cette mise en garde, précise le porte-parole du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad, s'applique aussi bien à l'armée de l'air tchadienne qu'aux forces françaises qu'ils accusent de prêter main forte aux soldats du Conseil militaire de transition (CMT).

De son côté, l'armée régulière indique avoir réussi à éparpiller les rebelles dans cette région de l’ouest du Tchad. Et que l’aviation était entrée en action et avait détruit plusieurs véhicules rebelles. De violents affrontements opposent depuis le 11 avril 2021, l'armée tchadienne aux rebelles du FACT, venus de la Libye voisine, déterminés à faire tomber la capitale N' Djamena. Gravement blessé, alors qu'il commandait ses troupes sur le théâtre des opérations dans le nord du pays, l'ancien président Idriss Deby Itno est décédé des suites de ses blessures, le 20 avril 2021.

Le pays est dirigé depuis lors par un Conseil militaire de transition, commandé par Mahamat Idriss Deby dit Kaka, fils du défunt président. Dans le massif du Tibesti, frontalier avec la Libye, mais aussi dans le Nord-Est qui borde le Soudan, des rebelles tchadiens affrontent régulièrement l'armée, depuis leurs bases arrières dans ces pays. En février 2008, une attaque rebelle avait déjà atteint les portes du palais présidentiel avant d'être repoussée grâce au soutien français. En février 2019, venus de Libye pour tenter de renverser le président Idriss Déby Itno, ils avaient été stoppés à nouveau par des bombardements français sur demande de N'Djamena.


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