Algérie: Des frondeurs des FLN exclus des instances du parti

Algérie-Crise au FLN : Le président Abou El Fadhl Baâdji sort le bâton contre les frondeurs
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 04 août 2021 à 20:20 | mis à jour le 04 août 2021 à 20:20

En Algérie, la crise s'intensifie au sein du Front national de libération (FLN), l'ex-parti unique, avec l'exclusion des instances du parti, de plusieurs contestataires du président Abou El Fadhl Baâdji.

Algérie-Crise au FLN : Le président Abou El Fadhl Baâdji sort le bâton contre les frondeurs

La crise s'intensifie au sein du Front national de libération, le parti sorti victorieux lors des dernières élections législatives en Algérie. Le Secrétaire général, Abou El Fadhl Baâdji, qui fait face à une contestation, a pris des mesures drastiques afin de faire taire les bruits discordants qui courent au sein de l'ex-parti unique. Selon Algérie 360, au moins 18 frondeurs, membres du Comité central, ont été exclus des instances du parti après une comparution devant le Conseil de discipline.

Ils ont été auditionnés devant la commission de discipline, pour les accusations liées à leur présence sur les listes électorales autres que celles du parti ou d’avoir appuyé les listes autres que celles du parti lors du dernier scrutin législatif anticipé pour d’autres, rapportent nos confrères de « soir d’Algérie ». De leur côté, les opposants au Secrétaire général Abou El Fadhl Baâdji, ne décolèrent pas. Ces cadres du parti, pour la plupart membres du Comité central, continuent de maintenir la pression. Ce début de semaine, ils sont revenus à la charge pour exiger le départ du Secrétaire général contesté du Front national de libération (FLN).

Notre source ajoute que l’instance de coordination, pilotée par Mohammed Isaâd, a déposé, vendredi dernier, un dossier qu’il dit « ficelé » au niveau du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. Ces contestataires exigent la tenue d’une session extraordinaire du comité central, appuyée par les signatures de pas moins de 340 membres de cette instance souveraine en vue d'obtenir la démission du président contesté. « Notre démarche s’appuie sur les statuts du parti et les résolutions de la dernière session du comité central », disent-ils.


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