Annexe fiscale 2018: Alassane Ouattara prêt à reculer ?

Alassane Ouattara, à la présentation de l’ Annexe fiscale 2018
Par Timothée Jean
Publié le 16 janvier 2018 à 12:06 | mis à jour le 16 janvier 2018 à 12:06

Interpelé par la polémique autour de l’ Annexe fiscale 2018, le Président de la République Alassane Ouattara a invité, lundi à Abidjan, son gouvernement à approfondir les discussions avec le secteur privé afin de résoudre le problème.

Alassane Ouattara pour la révision de l’ Annexe fiscale 2018

L’Annexe fiscale 2018, entrée en vigueur le 2 janvier, a un goût plutôt amer pour le patronat ivoirien dans son ensemble. En effet, mettant en œuvre d’importantes réformes induisant des suppressions d’exonérations fiscales et une série de hausses d’impôts et taxes, le nouveau dispositif a soulevé une vague de mécontentement de la part des opérateurs économiques.

L’ancien Président du patronat ivoirien, Jean Kacou Diagou, s’était vivement opposé à ce nouveau guide, indiquant que « toutes les taxes instaurées dans cette annexe ne feront que faire fuir les entreprises ». Plusieurs organisations syndicales des PME, des industriels, et commerçants ont également dénoncé ses méfaits.

Le nouveau dispositif fiscal a suscité une telle grogne dans le milieu des affaires que le président de la République Alassane Ouattara semble sur le point de rétropédaler. « J’ai lu beaucoup de choses sur la question de l’annexe fiscale 2018 », a indiqué le Chef de l’État lors du séminaire sur le Plan d’actions prioritaires (PAP) 2018.

De ce fait, le Président a instruit le Gouvernement à poursuivre et à approfondir les discussions sur le sujet. « J’ai demandé à monsieur le Premier ministre que les discussions sur la question soient approfondies notamment en rencontrant le secteur privé, en vue de faire des propositions au gouvernement ».

Le chef de l’État a par ailleurs exhorté ses ministres à faire preuve d’efficacité et de promptitudes dans l’exécution des actions prioritaires du gouvernement ivoirien. « J’insiste sur la nécessité de respecter rigoureusement les règles de bonne gouvernance », a-t-il recommandé aux membres de son équipe.

Des pourparlers devront être organisés dans les jours à venir entre l’administration et le secteur privé afin de trouver une issue heureuse à cette crise née de la nouvelle loi.




Afficher les commentaires
Articles les plus lus