Côte d'Ivoire : Rififi à la mine de Tongon, Bouygues sous pression

Les employés de la mines de Tongon en grève
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 17 février 2018 à 11:09 | mis à jour le 17 février 2018 à 11:09

Les relations sont très tendues, ces derniers temps, entre les employés de la mine de Tongon et TOMI, la filiale de Bouygues qui exploite cette mine. Les travailleurs observent, depuis le début de l'année, une grève pour obliger leur employeur à rehausser leur traitement salarial.

A Tongon, Bouygues et ses employés à couteaux tirés

La mine de Tongon est un vaste chantier de plus de 110 millions de m3 de matériaux à extraire en onze (11) ans (2010 - 2020). Aussi, plus de 600 personnes sont mobilisées 24h/24 et 7j/7 pour exploiter ce scandale géologique.

Selon les derniers résultats publiés pour le premier semestre de 2017, cette exploitation située dans la région de Korhogo a produit 144.480 onces d’or, équivalant à quatre (4) tonnes pour un chiffre d’affaires de 50 milliards FCFA.

Au vu de cette performance réalisée grâce à leur travail acharné, les employés réclament une bonification de 500.000 FCFA à la Tongonaise de Mines (Tomi, filiale du groupe Bouygues). Mais face à l'intransigeance de leur employeur, ces mineurs ont entamé une grève depuis début janvier. Les activités de la mine sont par conséquent arrêtées.

Ce débrayage a donc entrainé une baisse de la production du métal jaune. Et pourtant, Tomi ne veut pas lâcher prise, qualifiant d'ailleurs ce mouvement de totalement illégal. Cependant, une médiation conduite par les autorités coutumières de la région est en cours pour permettre aux protagonistes de trouver un terrain d'entente.

A en croire Mark Bristow, le PDG de Randgold resources : « La Côte d’Ivoire possède tous les atouts pour le développement d’une industrie minière de classe mondiale, capable de contribuer fortement à son économie. »

Toutefois, un bon traitement des agents commis à la tâche permettra assurément de garantir la pérennité de l'activité et surtout le partage des retombées de cette industrie extractive très florissante. Par ailleurs, l'amélioration du quotidien des populations rivéraines par la construction des infrastructures économiques de base (écoles, centres de santé...) qui étaient attendue est à ce jour un leurre.


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