Auprès de Gbagbo à La Haye, Affi N’guessan cogne les avocats de Ouattara

Auprès de Gbagbo à La Haye, Affi N’guessan cogne les avocats de Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 06 février 2020 à 19:40 | mis à jour le 06 février 2020 à 19:40

Pascal Affi N’guessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI), a réagi à chaud, jeudi 6 février 2020 à l’audience portant sur la levée des restrictions assorties à la libération des deux Ivoiriens, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

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Pour l’ancien Premier ministre ivoirien, il est désormais temps pour la chambre d’appel de la Cour pénale internationale de mettre fin à ce procès qui logiquement ne devrait plus avoir lieu.

«Le dilatoire que l’accusation et la représentante légale des victimes ont entretenu depuis plusieurs années pour tenter de maintenir le président Laurent Gbagbo et Blé Goudé en dehors de la Côte d’Ivoire devrait logiquement prendre fin parce qu’aujourd’hui, l’accusation n’a pas pu justifier le maintien des restrictions à leur liberté totale », s'est exprimé le député de Bongouanou au micro de la radio La voix de la diaspora.

À en croire le président du FPI, présent dans la salle d'audience, les représentants de l'État de Côte d’Ivoire n’ont eu pour seule influence que de renforcer la dimension politique de l’affaire.

«Nous espérons que la chambre d’appel mettra fin à toutes les restrictions conformément à la demande de la défense », a laissé entendre Pascal Affi N’guessan, précisant que Me Jean-Paul Benoît et son équipe d'avocats de l'État de Côte d’Ivoire, ont démontré ce jeudi aux yeux du monde, que tout ce qui est intenté à l’heure actuelle contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, relève purement d’une volonté politique «de maintenir les deux Ivoiriens en dehors du jeu politique, de la réconciliation nationale», a-t-il lâché.

Rappelons que l’Etat ivoirien est opposé à une liberté totale accordée à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé au motif que la mise en liberté sans conditions de ceux-ci pourrait non seulement affecter gravement le droit des victimes mais aussi être facteur de désordre.


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